Maniema: Environ 800 mille dollars de la BIAC à payer dans 15 jours par le Gouvernement provincial.


Alors que les regards des maniemiens étaient tournés en ce début d'année 2020 vers le Gouvernorat de Province pour savoir la politique de recouvrement des recettes du Gouvernement provincial pour mobiliser les 135 milliards de francs congolais du budget de la province de l'exercice 2020, voilà une affaire de dette qui surgit pour alimenter les polémiques entre pro et anti Musafari au Maniema.

Il s'agit d'une lettre du département du recouvrement de la Banque Internationale pour l'Afrique au Congo, la BIAC du 06 janvier 2020, adressée au Gouverneur de Province, et qui circule depuis le week-end dans différents forums WattsAp du Maniema, alimentant les débats.

Dans cette missive qui a pour objet : ultimatum avant saisie des comptes et avoirs de la province, la BIAC dit avoir constaté que "malgré ses multiples relances, le Gouverneur n'affiche aucune volonté de leur couvrir du montant dont les comptes de la province sont débiteurs en ces livres", peut-on lire dans la lettre. Tout calcul fait, la BIAC réclame à la province du Maniema une somme en francs congolais de quatre milliards six cents vingt cinq millions trois cents quarante six mille cinq cents virgule seize(4.625.346.500,16 fc), et une autre en dollars américains de cinq cents vingt sept virgule Dix-huit (537,18$).

Dans ces libellés, la BIAC mentionnent que ces sommes couvrent les impayés capital, impayés intérêts et compte courant.

Par conséquent, il est accordé 15 jours calendaires à la province pour remédier et rembourser cette créance, poursuit la correspondance.

Passé ce délai, la BIAC sera amené à saisir les comptes et avoirs de la province sur l'ensemble du système bancaire et à confier le dossier à la BCC, conclut le document.

Dans les réseaux sociaux, et dans les rues de Kindu, les commentaires vont dans tous les sens.

Dans la plupart des commentaires, les questions qui reviennent avec insistance sont celles de la période à laquelle l'emprunt a été contractée, la durée de remboursement, l'utilisation du dit emprunt, le retard de paiement pour ne citer que celles-la.

Dans le camp des pro Musafari, nombreux pensent qu'il n'est pas responsable de ce crédit, car n'étant pas contracté pendant son règne. C'est à l'occurrence de son porte parole, Martin FARAY.

Dans un message posté dans différents forums Watts App de Kindu ce lundi, il fustige la non transparence du dossier. "Il n'y a aucune transparence dans le dit dossier et le mobile n'est pas connu", écrit-il.

Par ailleurs, il lave de tout soupçon son patron.

"Le Gouverneur de Province Musafari n'a jamais appauvri la province comme par le passé, mais il n'a pas à hériter un crédit dont la destination n'est pas connue et c'est en vertu du principe de continuité", poursuit-il.

Quand aux contre Musafari, ils estiment qu'en vertu du principe de continuité de l'Etat, il revient aux dirigeants actuels de rembourser le crédit.

Pour eux, l'héritage n'est pas seulement constitué des actifs, mais aussi du passif. Par contre, des analystes financiers locaux pensent que la BIAC ne devraient pas commencer par menacer la province de saisir les comptes et avoirs en cas de non paiement à l'échéance de l'ultimatum. Pour ces derniers, la BIAC devrait d'abord expliquer aux dirigeants actuels le contrat de prêt et ses contours.

KILIKUMBI LUSUMBASUMBA Isaac à Kindu.


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