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C'est la question que se pose plus d'un observateur qui suit de près le processus de l'élection du gouverneur et vice-gouverneur de la province du Maniema. Et ce, suite aux nombreuses décisions prises par cette Haute Cour administrative de la République Démocratique du Congo au sujet de ce scrutin.
Dans l'espace de 24 heures seulement, le Conseil d'État a pris deux décisions contradictoires sur ce feuilleton de l'élection du gouverneur et vice-gouverneur du Maniema.
Alors qu'elle a déclaré irrecevable le jeudi 13 octobre, la requête en référé-liberté de Awazi Nengo Lunga Meme demandant l'annulation du calendrier de la CENI reprogrammant l'élection du gouverneur et vice-gouverneur au 18 octobre, et autorisée par conséquent à la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) de poursuivre avec l'exécution de son calendrier, le Conseil d'État à contre toute attente, pris une autre décision tardive dans la nuit du vendredi 14 octobre, ordonnant à la centrale électorale, la suspension de l'exécution de sa décision du 22 septembre convoquant la reprise de l'élection du gouverneur et vice-gouverneur de la province du Maniema. Et ce, à la requête en référé-suspension de Ndarabu Amurani Aruna, candidat malheureux à l'élection du 6 mai dernier, annulée par la même juridiction.
Ce cadre du parti présidentiel, l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS/Tshisekedi) et Conseiller à la Maison civile du Chef de l'État, parle "d'un processus irrégulier de l'élection des gouverneurs et vice- gouverneurs de la province du Maniema ». Il appuie sa démarche sur l'article 173 alinéa 2 de la loi électorale.
« Face à la forclusion de délai, la @cenirdc ne pouvait publier un calendrier amputé de sa tête (saisine légitime du juge de référé », a-t-il écrit dans un tweet du jeudi 13 octobre.
Cependant, sa motivation est loin d'être liée au respect des textes juridiques du pays comme il le prétend dans ce tweet. Elle est plutôt politique. Car, il s'inquiétait dans un autre tweet du mardi 11 octobre qu'en organisant l'élection des gouverneurs et vice-gouverneurs de la province du Maniema, son parti perdrait le contrôle de cette province.
"À une année des élections générales, perdre le contrôle de la province du Maniema serait une erreur stratégique pour l'UDPS et un recul dans les préparatifs de la très certaine réélection du PR @fatshi13", avait-il tweeté. Ce tweet lui a valu à une avalanche de réactions contraires de la part des internautes.
Bon nombre d'observateurs disent ne pas comprendre le fait que le Conseil d'État qui a pourtant annulé l'élection de mai dernier et ordonné sa réorganisation peut ordonner le 13 octobre à la CENI de continuer à procéder son calendrier et décidé de sursoir celui -ci le 14 octobre, soit 24 heures après. Et ce bien que par deux requêtes différentes. De nombreux observateurs accompagnent cette Haute Cour administrative de la RDC comme "trouble-fête" dans ce dossier qui apporte chaque jour un nouvel épisode.
Pendant ce temps, la campagne électorale a commencé ce vendredi 14 octobre. Trois de neuf candidats ont représenté leurs programmes d'actions aux élus provinciaux.
La population attend ainsi voir avec impatience ce qui va se passer le 18 octobre prochain.
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