Les travaux sur la réunion de présentation des notes de plaidoyer aux institutions et autorités locales sur la problématique de contribution du secteur minier au développement local se sont clôturés ce vendredi 04 septembre 2020 à Kindu.
Organisés par le cadre de concertation provinciale de la société civile, ces assises ont durant trois jours produits trois notes des plaidoyers adressées aux différentes autorités et du pays dont le président de la république, le gouverneur de province et aussi à l'assemblée provinciale du Maniema.

Dans le plaidoyer adressé au président de la république, il ressort clairement que le Maniema connait deux types d'exploitation à savoir : l'exploitation industrielle et artisanale qui sont les plus répandues et prédominantes, mais dont les retombées restent sans impact significatif au développement rural.
Selon Maître Stéphane Kamundala président de la société civile forces vives du Maniema, l'exploitation minière industrielle était faite par l'entreprise Namoya mining filiale du groupe Banro.
Et c'est depuis 2012 qu'elle est entrée dans la phase de production dont la capacité était évaluée en moyenne à 100 tonnes l'an. Quoique bénéficiant d'un régime conventionnel, il est vrai que les recettes perçues auprès de cette entreprise ont contribué à alimenter le budget du Maniema en termes des redevances minières, impôts et taxes, à hauteur de 70 %.
Actuellement, cette société a décidé d'arrêter ses activités et de vendre son patrimoine à une nouvelle société appelée Shokma à cause du non respect du cahier des charges engendrant les conflits à la base de l'insécurité vécue ces jours dans le territoire de Kabambare.
Face à ce goulot d'étranglement pour le décollage du Maniema à savoir, l'arrêt de l'exploitation industrielle de l'or à Namoya dans le Kabambare, les organisations de la société civile du Maniema demande à Félix Tshisekedi l'organisation d'un forum communautaire sur la paix à Salamabila , en collaboration avec le cadre de concertation provinciale de la société civile, au cours duquel des pistes de solutions pour le rétablissement de la paix seront envisagées.
Par ailleurs, la Sakima ( société aurifère du Kivu et du Maniema) , née des cendres de l'ex Sominki , n'est jusque là pas une entreprise du portefeuille de l'État congolais avec statut d'une société de gardiennage du patrimoine de cette dernière en faillite depuis les années 1980.
C'est pourquoi, les organisations de la société civile demandent au gouverneur du Maniema :
Pendant ce temps l'assemblée provinciale du Maniema est sollicité à faire une élaboration et adoption d'un édit portant création, organisation, fonctionnement et modalités de gestion des redevances Minières dans les ETD productrices des minerais et sa promulgation par l'exécutif provincial.
Signalons que ces travaux se sont déroulées dans la salle saint Joseph de la procure du diocèse de Kindu .
Tony Kasongo depuis Kindu.
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