L'évasion de 17 prévenus s'est produite dans la nuit du 1er au 2 juin 2026 à la prison centrale d'Inongo remet au premier plan la question de l'état des infrastructures carcérales dans la province du Maï-Ndombe. Alors que les services de sécurité poursuivent les recherches pour retrouver les fugitifs, les responsables de l'établissement dénoncent des conditions de détention devenues incompatibles avec les exigences sécuritaires.
Le directeur de la prison, Mwampeti Mpongo Albert, a confirmé que dix-sept détenus ont réussi à s'échapper au cours de la nuit. Trois d'entre eux ont été appréhendés peu après leur fuite et remis aux autorités compétentes, tandis que quatorze autres restent activement recherchés.
Selon les premières informations, des mouvements inhabituels ont été signalés vers 2 heures du matin. Les détenus auraient profité de la fragilité des installations pour organiser leur évasion avant l'intervention des agents de garde. Malgré l'alerte lancée par le chef de poste, les fugitifs étaient déjà parvenus à quitter l'enceinte de la prison.
Informé de la situation aux premières heures de la matinée, le directeur s'est rendu sur les lieux où les autorités judiciaires avaient déjà entamé les constatations d'usage et les premières enquêtes.
Au-delà de l'incident, Mwampeti Mpongo Albert estime que cette évasion est la conséquence directe du délabrement avancé de la prison centrale d'Inongo. Il affirme que plusieurs bâtiments sont aujourd'hui hors d'usage et que seuls deux pavillons restent encore opérationnels pour accueillir les détenus.
Face à cette situation, il lance un appel aux autorités nationales afin qu'une réhabilitation urgente de l'établissement soit envisagée. Selon lui, sans investissements dans les infrastructures pénitentiaires, les risques d'évasion et d'insécurité resteront élevés.
L'enquête ouverte par les services compétents devra déterminer les circonstances exactes de cette fuite collective. Toutefois, cet incident relance déjà les préoccupations sur les conditions de détention dans plusieurs prisons de la République démocratique du Congo, dont certaines souffrent depuis des années d'un manque d'entretien et de moyens.
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