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Les militaires du Capsat, ont pris la parole face à la population place du 13-Mai dans la capitale de Madagascar, sont montés à bord de leurs blindés sur le parvis du Palais présidentiel d’Ambohitsorohitra, situé en plein centre-ville.
Face à la presse, le colonel Michael Randrianirina, lui qui avait appelé samedi ses frères d’armes à cesser de tirer sur la foule a annoncé la prise du pouvoir et suspendre la Constitution en cours.
Les informations recoupées par Election-net.com indiquent que les militaires du Capsat ont annoncé qu’ils mettaient en place un Conseil des présidents, composés uniquement d'officiers de l'armée et de la gendarmerie. Dans leur déclaration, les hauts-gradés annoncent suspendre également le Sénat, la Haute Cour constitutionnelle, le Haut conseil pour la défense de la démocratie et de l'État de droit ainsi que la Commission électorale nationale indépendante (Céni). ''Les militaires ne dissolvent toutefois pas l’Assemblée nationale'', a-t-on appris.
Ces derniers annoncent également la création d’une Haute cour des réformes. Qui la composera ? Des membres de la Gen Z ? De la société civile ? Aucune information n’a été communiquée pour l’instant à ce sujet.
Les militaires ont annoncé en outre la tenue d’un référendum qui devrait avoir lieu d'ici 2 ans. Ils nommeront très prochainement, disent-ils, un Premier ministre qui composera un gouvernement civil. Dans la rue, les premiers cris de joie et sifflements sont en train de retentir.
Le Capsat qui s'est rallié au mouvement de contestation a annoncé « prendre le pouvoir » lors d'un discours à Antananarivo, juste après le vote par l'Assemblée nationale qui a destitué le chef de l'État.
Le président Andry Rajoelina destitué
L'Assemblée nationale de Madagascar a voté la destitution du président Andry Rajoelina. Ce dernier a dénoncé durant le vote une « réunion [...] dépourvue de toute base légale », via les services de la présidence, tandis que l'opposition estime, elle, la dissolution illégale.
Une décision qui intervient quelques heures après la publication par la présidence d'un décret « portant dissolution de l’Assemblée nationale »
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