Lancée depuis quelques mois par les autorités provinciales, l'opération "Yebela voisin" vient d'être renforcée.
Cette opération qui consiste à connaître ''qui est ton voisin et ce qu'il fait'' est renforcée en ce jour pour chercher tant soit peu à résoudre la question liée à la recrudescence des cas d'insécurité et des meurtres perpétrés par des personnes non autrement identifiées.
Au cours d'une interview accordée à la presse le jeudi 17 septembre dernier, le vice-gouverneur de la Tshopo, a annoncé le renforcement de la communication par une sensibilisation de proximité et intense à travers les médias de masse.
Pour Abibu Sakapela, ''ce n'est que de cette manière qu'on réussira à mettre hors d'état de nuire ces hors-la-loi''.
Toujours dans avec la même visée, la semaine dernière, s'était tenue la réunion du comité provincial de sécurité élargie aux bourgmestres des communes, chefs des quartiers, blocs et avenues à l'issue de laquelle, un appel à la mobilisation générale et à la vigilance a été également lancé.
''Tout boyomais doit éviter de se retrouver seul dans un endroit isolé et éviter des sorties tardives'' peut-on lire dans le compte rendu de cette réunion.
En outre, "les boyomais doivent contrôler tout mouvement. Et tout cas suspect doit être dénoncé au près des autorités locales en commençant par les chefs d'avenues jusqu'au sommet de la province. Car, le premier agent de sécurité du boyomais, c'est le boyomais lui-même"indique le compte rendu de la réunion du comité de sécurité élargie.
En rappel, la ville de Kisangani fait face au regain d'insécurité caractérisée par des assassinats perpétrés par des personnes non identifiées et qui poussent certains boyomais à redouter de la présence des rebelles qui endeuillent le pays, comme c'est le cas dans les provinces du Nord-Kivu et de l'ituri.
Pompon BEYOKOBANA depuis Kisangani
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