Vue de la ferme Kashamata de Joseph Kabila Kabange à Lubumbashi
Ce lundi 14 juillet 2025 soir, une opération militaire d'une ampleur inhabituelle est en cours à la ferme Kashamata, propriété de l'ancien président Joseph Kabila. Election-net.com a recueilli en exclusivité les déclarations de Maître Timothée Mbuya, président de Justicia ASBL, témoin direct des événements.
"Confirmé. Ils sont là mais ils ne disent pas pourquoi. Ou qui les a envoyés", a déclaré d'emblée Maître Mbuya à Election-net.com. Selon ses observations, "près de 20 jeeps et deux camions remplis de militaires, environ 200 éléments de la Garde républicaine" ont investi les lieux.
L'activiste précise que les militaires "viennent d'arriver il y a une trentaine de minutes" et qu'ils "ont commencé par chasser toute la garde de la ferme". Une situation qui soulève de sérieuses questions juridiques : "Dans tous les cas, une perquisition nocturne et en l'absence des représentants de la ferme est illégale", rappelle le défenseur des droits.
Interrogé sur d'éventuels motifs politiques, Maître Mbuya répond sans ambages : "Évidemment, cette opération militaire doit avoir un lien avec les tensions politiques dans le pays". Pourtant, il tient à préciser un élément crucial : "Pour le moment, il n'existe pas de dossier judiciaire ouvert à charge de Joseph Kabila".
Il pointe la nature particulière des forces déployées : "Près de 200 éléments de la Garde républicaine ne peuvent se déployer sans autorisation de leur hiérarchie. Vous savez bien que ces unités spéciales dépendent directement de la présidence de la république".
Maître Mbuya exprime ses plus vives inquiétudes : "Le risque de cette incursion est que des biens de la ferme soient emportés par ces militaires ou même que des armes soient déposées là afin de l'attribuer à Kabila pour justifier une action judiciaire".
Sur place, la situation est tendue : "La population des alentours est dans une psychose inimaginable ne sachant auprès de qui trouver une explication sur cette présence inhabituelle des militaires qui pourrait se révéler également comme un facteur d'insécurité contre eux".
L'absence totale d'explications officielles alimente les spéculations. "Pour le moment, on ne peut pas savoir ce qu'ils veulent faire", constate amèrement Maître Mbuya, tout en soulignant la difficulté à documenter les faits : "Dans cette confusion, peut-on prendre des images ?"
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