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Le village de Mukondo, sur l’axe Mayiba–Vuyinga dans le territoire de Lubero au Nord-Kivu, a été à nouveau la cible d’une attaque nocturne sanglante attribuée aux rebelles ougandais de l’ADF dans la nuit du dimanche 12 au lundi 13 octobre 2025, a appris Election-net.com
Les premières informations parvenues à Election-net.com renseignent qu'au cours de cette attaque, 8 civils ont été tués et des maisons incendiées.
Réagissant, le député provincial honoraire Jean-Paul Paluku Ngahangondi a souligné que ce crime est loin d’être un incident isolé, en précisant qu'il s'agit ''d'une illustration d’un échec chronique et d’un silence complice du régime Tshisekedi face aux massacres qui ravagent le Grand Nord‑Est — à Beni, en Ituri, à Lubero — pendant que les assassins continuent leur œuvre atroce.''
Il indique par ailleurs que depuis l’avènement du président Tshisekedi, aucun village inhabité à la suite des attaques n’a été reconquis par ses militaires . ''Au contraire, les egorgeurs étendent leur rayon de terreur. Le contrôle militaire prétendu ne protège pas, il sert d’écran à leur impunité. Sous les yeux impuissants des FARDC, des civils sont taillés comme du bétail.''
Et poursuivre :
''Ce n’est pas une guerre contre des combattants armés mais un génocide d’innocents dont femmes, enfants, anciens dans un régime qui refuse d’assumer ses responsabilités.''
Tshisekedi est le garant de la sécurité nationale ?
''Chaque soir où un village brûle, chaque matin après une nouvelle victime, le pouvoir doit rendre compte. Or, où est-ce qu’il est ? À Bruxelles, à prononcer des discours ; ailleurs, à promettre ce qu’il ne peut tenir.
Ce qu’il affiche sur les scènes internationales contraste tragiquement avec la dissolution de l’État sur le terrain. Il ne gouverne pas, il danse pour les caméras pendant que son peuple saigne'', indique ce cadre du parti politique ensemble de Moïse Katumbi.
Enfin, l'ancien élu du territoire de Beni a exigé l'ouverture d’une enquête nationale indépendante, avec aval international, pour établir les responsabilités précises ADF, complicités locales, chaines de commandement ; Sanctions immédiates contre tout militaire, fonctionnaire, politicien, ou chef local qui coopère ou ferme les yeux face à la recrudescence de ces massacres ; Le désarmement effectif des groupes armés ; la reconquête des villages et le retour sécurisé des déplacés.
Jean-Paul Paluku Ngahangondi a insisté sur une révision profonde de la stratégie militaire, en précisant que les opérations “Sokola 1” ne doivent plus être des slogans, mais des actes de répression sérieuse.
''Les roues tournent, les carnages continuent. Ce massacre à Mukondo, ce sang versé à Lubero, ce silence de Tshisekedi : tout cela n’est pas une fatalité, mais un choix politique. Il est temps que le peuple dise non à l’impuissance, non à la complicité, non à l’injustice'', a-t-il chuté.
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