La Commission Diocésaine Justice et Paix sollicite l'implantation de la justice dans le dossier des assassinats qui oppose les villages Kabao et Kaombo au Territoire de Lubao, dans la province de Lomami.
A la suite du premier cas d’assassinat, un accord de paix a été signé en date du 09 août 2019 sous la facilitation du Gouverneur de Province, Sylvain Lubamba, bien que du côté de la Justice, les auteurs présumés étaient toujours en liberté.
Après le deuxième assassinat, quelques mois après, le Procureur Général près la cour d’appel de Lomami aurait invité les deux parties en conflit malheureusement, seule la partie victime a répondu. Elle se plaint de ne rien voir de concret en estimant efficace la justice privée en lieu et place des tribunaux. Ces familles des victimes réitèrent leur vœu de voir les autorités s’impliquer pour que justice soit faite, car "trop, c’est trop." C’est l’essentiel de leur lettre du 21 août 2020 adressée au Gouverneur de Province.
En réaction à cette lettre, la Coordination Provinciale de la Commission Diocésaine Justice et Paix, section des droits de l’homme du Diocèse de Kabinda condamne avec la dernière énergie le silence de la justice face aux cas d’assassinat qui demeurent impunis jusqu’à séjours.
"Nous avons eu une lettre adressée au gouverneur de province, ils nous ont donné copie. Dans cette lettre, ils expriment leur déception de voir jusque-là que la justice n'a pas encore fait son travail, et trouve même qu’il serait normal pour eux d'envisager la justice privée que comptent sur les tribunaux", a dit jeudi 27 août, Evariste Kingombe Kishiko, responsable de la section de droits de l’homme à la presse.
Nous ne souhaitons pas "que les gens puissent se livrer à la justice privée, ça serait un État très désastreux. C'est ainsi que nous avons réagi à cette lettre (…) nous avons commencé par exprimer d'abord notre surprise d'entendre que dans un État de droit, il y a les cas d'assassinat, mais qui demeurent impunis", déclare l'auteur du document parvenu à election-net.com
En rappel, c’est depuis 2015 que les villages Kabao et Kaombo sont en conflit autour d'un étang naturel. A la suite de cette dispute, deux personnes ont déjà perdu leurs vies.
Jean-Paul Tshimanga
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