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Ce qui devait être l’une des affiches les plus attendues des play-offs de la Linafoot s’est transformé en une soirée de violences et de désolation. La rencontre opposant AS Vita Club à FC Les Aigles du Congo a été interrompue jeudi au stade Stade Tata Raphaël après de graves incidents provoqués dans les tribunes puis sur l’aire de jeu.

Dès les premières minutes de la seconde période, la tension était palpable dans les gradins. Une partie des supporters de Vita Club contestait vivement plusieurs décisions arbitrales, dénonçant ce qu’ils considéraient comme un arbitrage défavorable à leur équipe.
Les protestations se sont progressivement intensifiées au fil du match.
Le point de rupture est intervenu lorsque Jonathan Ikangalombo, ancien joueur de Vita Club, a inscrit le but de l’égalisation pour les Aigles du Congo (1-1). Loin de calmer les esprits, cette réalisation a déclenché une vague de colère dans les tribunes.

Des supporters ont envahi la pelouse, interrompant la rencontre et plongeant le stade dans une confusion totale.Dans le chaos qui a suivi, plusieurs infrastructures ont été vandalisées.
Des poteaux de but ont été arrachés tandis que divers équipements du stade ont subi d’importants dégâts. Joueurs, officiels, journalistes et spectateurs ont été contraints de chercher refuge pour échapper aux débordements.
Selon un bilan provisoire, plusieurs personnes auraient été blessées. Des informations faisant également état d’un décès circulaient dans les heures suivant les incidents, sans qu’un bilan officiel définitif n’ait encore été communiqué au moment de la rédaction de cet article.
Face à l’ampleur des troubles, les éléments de la Police nationale congolaise ont éprouvé des difficultés à maîtriser la situation. Le retour progressif au calme n’a été possible qu’après le renfort d’unités de la Garde républicaine déployées autour du stade.
Dans un communiqué publié après les événements, Fédération Congolaise de Football Association a exprimé sa profonde consternation et condamné avec fermeté les actes de violence survenus au stade Tata Raphaël.
L’instance dirigeante du football congolais a rappelé que le football doit demeurer un espace de paix, d’unité et de cohésion sociale, accessible à toutes les familles dans des conditions de sécurité optimales.
Le comité exécutif dirigé par Véron Mosengo a également réaffirmé sa volonté de faire de la lutte contre le hooliganisme et l’insécurité dans les stades l’une des priorités de son mandat.
Dans la foulée, la FECOFA a instruit la Ligue Nationale de Football d’ouvrir une enquête afin d’identifier les auteurs des violences et de proposer des sanctions qualifiées d’exemplaires et dissuasives.
Au-delà de l’interruption de la rencontre, ces incidents relancent le débat sur la sécurité dans les enceintes sportives du pays. Alors que les play-offs de la Linafoot entrent dans une phase décisive, les acteurs du football congolais sont désormais appelés à tirer les leçons de cette soirée noire pour éviter que la passion du sport ne se transforme une nouvelle fois en scènes de violence.
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