Le Vice premier ministre en charge des travaux publics et infrastructures de la République Démocratique Démocratique du Congo, Willy Ngoopos brise le silence pour fixer l'opinion sur l'évolution des travaux de construction du saut-de-mouton situé sur le tronçon Kintambo-magasin et Pompage à Kinshasa.
Dans une interview exclusive accordée ce vendredi à la radio Top Congo, le VPM/ITPR n'a pas manifestement voulu tomber dans le panneau des polémistes qui alimentent les commentaires de tout genre sur ce sujet.
«Le Directeur de Cabinet du Chef de l'État ne construit pas des sauts-de moutons. S'il a avancé la date du 30, ce n'est pas qu'il avait inventé parce que ceux qui ont suivi les médias trois ou quatre jours avant, je suis passé avec le Gouverneur de la ville, Gentiny Ngobila pour s'enquérir de la situation réelle avant d'inviter le Chef de l'État. Et nous avons effectivement constaté que les travaux étaient finis. L'ouvrage tel que ça été conçu pour régler les conflits routiers était complètement fini. Il reste des petits problèmes d'assainissement des environs et nous avons demandé que la ville prennent ça en charge», lâche Willy Ngopoos engouffré dans sa jeep.
Le Vice premier ministre des ITPR est également revenu sur la commission mise en place pour préparer cette cérémonie d'inauguration à venir.
« Nous avons effectivement créé une commission. Dans mon cabinet, les gens se sont réunis là-bas et nous avons trouvés quelques petites ressources qui permettraient que le Chef de l'État puisse inaugurer le 30», fait il remarque avant d'évoquer les raisons du énième report.
« Hier soir, j'étais reçu par le Président de la République, le Chef de l'État puisqu'il était question qu'on décide-voir s'il était possible effectivement qu'on pouvait le faire hier mais son agenda ne le permettait pas», révèle Willy Ngopoos sans préciser la date arrêtée par Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo pour inaugurer l'ouvrage.
« Je suis prêt, pour rendre l'ouvrage mais je suis en train de suivre un peu l'agenda du Chef de l'État qui sera certainement dégagé d'ici vendredi», croit-il savoir.
Au sujet de la disparité entre la maquette et la réalité de l'ouvrage qui faisait tant rêvé la population, Willy Ngopoos répond:
« Le saut-de-mouton en soit, c'est une voie qu'on a essayé de régler pour que dans l'intersection de deux routes, il aie une voie qui passe en bas et une autre au dessus. Ça c'est réglé. Les ressources qu'on a mises à la disposition des travaux publics consistaient justement à faire ce travail là. Mais quant aux environnements on dit que les travaux ne sont pas terminer aux environs, peut-être que les gens veulent voir comme au champ-Élysée, il faut faire des casses tout autour, il faut casser des immeubles qui sont là, il faut casser des maisons des gens qui sont là mais cela ne relèvent pas du ministère des travaux publics. Je crois que c'est un programme, il faut exproprier des maisons, c'est vrai. J'en ai discuté avec le Président de la République hier et nous nous sommes dits, reglons d'abord le problème des embouteillages. Nous allons ouvrir la route. On va inaugurer le saut-de-mouton avec un peu de toilettage à l'extérieur évidemment mais à la longue, il faudrait qu'il aie certaines casses dans les environs. Malheureusement, ça sera fait comme ça», prévient Willy Ngopoos.
Lancée au lendemain de la prise du pouvoir par le Président Félix Antoine Tshisekedi l'année dernière dans le cadre du programme d'urgence dit de 100 jours du Chef de l'État, la construction de ces superstructures est au centre de la controverse.
Le ministre des Finances, José Sele Yalanguli pointe du doigt le cabinet du Président de République, notamment Vital Kamerhe d'avoir surfacturé les prix des chantiers en l'absence d'un Gouvernement légitime.
En réaction, la présidence de la République promet de publier un rapport complet sur l'Exécution de tous les travaux amorcés dans le cadre du programme d urgences dont le montant avoisine les 500 millions de dollars, 497 exactement.
José-Junior Owawa
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