Bouzekri RMILI, ambassadeur tunisien. Ph. Tiers
Les étudiants de la République démocratique du Congo (RDC) vivant en Tunisie sont en difficulté. Ils ne savent plus aller au cours. Les noirs sont traqués et arrêtés injustement. Ce, suite aux propos incendiaires du président Kaïs Saïed qui avait déclaré que la présence des Africains subsahariens en Tunisie était source de « violence et de crimes ».
A Kinshasa, le ministre des affaires étrangères se dit préoccupé par cette situation qui met la vie des étudiants congolais en danger. Kinshasa a donc envoyé un message fort à Tunis. L'ambassadeur de la Tunisie était reçu à ce jour par Christophe Lutundula.
"J'ai reçu aujourd'hui à 10 h l'Ambassadeur/Tunisie. Je lui ai exprimé les vives préoccupations du Gouvernement/RDC pour la sécurité de nos compatriotes en Tunisie et demandé que tout soit fait pour les sécuriser. Il m'a rassuré et promis d'en informer sa hiérarchie. Le Gouvernement/ RDC reste attentif", a fait savoir le ministre congolais des affaires étrangères.
Depuis le début février, une vague de répression vise les migrants subsahariens en Tunisie, soit plusieurs dizaines de milliers de personnes. Il s'observe depuis, lors des contrôles d'identité au faciès, arrestations abusives, absence d'assistance juridique.
À signaler que plus de 300 ressortissants subsahariens, dont des enfants et des étudiants, ont été placés en garde à vue dans plusieurs villes tunisiennes.
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