Lambert Mende Omalanga, l'un des piliers de l'ancien régime de Joseph Kabila a réagi aux propos du Président congolais, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo sur sa menace de dissoudre l'Assemblée Nationale en cas de crise persistante entre l'Exécutif et Législatif.
Au cours d'une interview accordée à la Radio France Internationale, RFI auditionnée par election-net.com, l'ancien porte-parole du Gouvernement congolais estime que cette option par ailleurs légitime au Chef de l'État pourra soit donner une majorité parlementaire confortable à Félix Tshisekedi ou le réduire d'avantage, les élections étant un jeu complexe.
« Décider par exemple de dissoudre les chambres parlementaires ça peut aboutir à un schéma à la britannique où un premier ministre qui sort renforcé mais ça peut aussi aboutir à un schéma de Jacques Chirac qui s'est vu raboté complètement», prévient l'ancien ministre.
« Ce sont des choses qu'on ne peut pas prédire à l'avance comment ça peut se faire», déclare Lambert Mende avant de rappeler que « la situation actuelle du Congo appelle la solution que Tshisekedi et Kabila ont mis en place».
Pour Lambert Mende, les pouvoirs exceptionnels attribués au président congolais par la constitution du pays le place au dessus des clivages politiques et que tout le monde devra en tenir compte.
« Notre constitution a donné au président de la République une position d'arbitre, une position pratiquement qui le place au dessus de la mêlée mais chaque fois que les les partisans veulent ramener le président à ce petit jeu des duels partisans, ils ont tort», martèle ce haut cadre du Front Commun pour le, FCC en alliance avec le Cap pour le Changement, CACH du président Félix Antoine Tshisekedi.
Écartant le président de toutes responsabilités dans ce sujet qui fait polémique, Lambert Mende estime que Félix Tshisekedi était prudent dans sa communication face à la diaspora congolaise de Londres.
« Avant de dire celà, il a pris les précautions de dire que je n'ai pas l'intention de dissoudre l'Assemblée Nationale mais si les gens me pousse à le faire je le ferai», nuance Lambert Mende.
Depuis la déclaration du Chef de l'État lundi dernier face à la diaspora congolaise réunie à Londres, la capitale britannique, des commentaires vont bon train dans la classe politique.
Face à la presse ce mardi, la présidente de l'Assemblée Nationale, Jeanine Mabunda appartenant à la majorité parlementaire de l'ancien président Joseph Kabila a fait savoir qu'il n'existe pas une crise interinstitutionnelle entre le Gouvernement et le parlement qui puisse justifier la dissolution du parlement.
Dans son adresse, le numéro deux du pays a prévenu qu'une dissolution du parlement irrégulière risquerait d'exposer son auteur à l'infraction de haute trahison.
José-Junior Owawa
leave a reply