Alors que la ville de Kisangani est déjà gangrenée par une insécurité qui ronge le quotidien de ses habitants, voilà qu'un autre fléau vient s'ajouter au calvaire : la pénurie d'eau potable. Depuis plusieurs jours, dans plusieurs quartiers de la ville, les robinets sont désespérément secs. Ni pluie, ni REGIDESO : l'eau ne coule plus. Silence absolu.
Et pourtant, la dernière facture, elle, a coulé. Et pas à moitié ! Les ménages ont eu la surprise amère de découvrir une augmentation de 10 % sur la facture . Une hausse incompréhensible pour un service devenu quasi inexistant.
L'eau de la REGIDESO est devenue une denrée rare à Kisangani, mais c'est justement dans cette rareté que l'entreprise publique trouve le moyen de fabriquer davantage. On paye plus, pour moins. C'est le nouveau tarif de l'absurde. Pendant que les familles parcourent des kilomètres pour un bidon d'eau, pendant que les enfants ratent l'école faute d'hygiène, pendant que les femmes se battent pour remplir un seau… la REGIDESO envoie ses factures. Bien salées.
Aucune communication claire. Aucune explication. Aucune alternative proposée. L'impression est claire : la population est livrée à elle-même, contrainte de payer pour un service fantôme.
A Kisangani aujourd'hui, le vrai luxe, ce n'est plus l'électricité. Ce n'est plus la sécurité. C'est l'eau. Et ça, c'est inacceptable.
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