Le quartier Lindi, dans la commune de Mangobo, a connu une nuit d’horreur ce jeudi 5 juin. Aux premières heures du matin, les habitants de l’avenue Kimbi se sont réveillés traumatisés, après avoir été la cible d’un braquage d’un autre genre : une opération porte à porte menée par des hommes lourdement armés, comme s’il s’agissait d’un champ de guerre.
Jusqu’à 4 heures du matin, les assaillants ont eu tout le temps de passer de maison en maison, pillant argent, biens de valeur, vivres, et semant la terreur dans ce qui fut autrefois un quartier paisible. À Kisangani, ville réputée pour son hospitalité et sa douceur de vivre, cette attaque marque un tournant inquiétant. Car ce n’est pas un cas isolé.
Depuis plusieurs semaines, l’insécurité s’installe profondément dans la capitale provinciale de la Tshopo. Les braquages nocturnes se multiplient, les morts s’accumulent, et les criminels semblent agir avec une impunité totale. Chaque jour apporte son lot de drames, chaque nuit devient une menace.
Face à cette vague de violence, les autorités locales – politiques, militaires et policières sont à nouveau interpellées. Pendant ce temps, les citoyens de Kisangani, abandonnés à leur sort, vivent dans la peur constante.
Combien de nuits comme celle de l’avenue Kimbi faudra-t-il avant que l’État reprenne ses responsabilités ? Kisangani saigne, Mangobo hurle, et le peuple attend des actes, pas des promesses.
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