Photo d'illustration
Un vent de panique souffle sur Kisangani. Depuis plusieurs semaines, un phénomène pour le moins étrange alimente toutes les conversations : des hommes affirment avoir vu leur organe génital « disparaître » ou s'atrophier mystérieusement, avant de le « retrouver » après des prières ou des rituels spirituels.
Face à cette psychose collective, une rumeur insolite s'est imposée dans les rues de la capitale de la Tshopo : porter une épingle accrochée au pantalon protégeait contre l'atrophie du pénis.
Dans les marchés comme dans les quartiers populaires, l'épingle est devenu l'accessoire masculin du moment.
« Il suffit d'en accrocher une sur le pantalon et le mal ne peut pas l'atteindre », confie un jeune vendeur du marché central. Résultat : les stocks d'épingles s'arrachent à grande vitesse, transformant un simple objet de couture en véritable talisman urbain.
Les commerçantes, elles, se frottent les mains. « Les hommes viennent en masse ! Même ceux qui ne cousent jamais veulent leurs épingles », ironise une vendeuse de la place.
Ce phénomène, qui se propage à la vitesse d'un feu de brousse, illustre la peur grandissante autour de l'«atrophie mystique».
Chaque jour, des cas présumés sont rapportés dans différentes pièces de la ville. Les églises, elles, se remplissent de fidèles venus « récupérer » leur virilité à coups de prières et d'imposition des mains.
Les autorités sanitaires, de leur côté, n'ont encore fait aucune déclaration officielle sur le sujet. Certains psychologues parlent d'un cas typique de « syndrome de rétraction génitale », souvent observé dans des contextes de panique collective.
Véritable symbole de protection pour certains, simple superstition pour d'autres, l'épingle est devenue la nouvelle « amulette » des hommes de Kisangani. Et pendant que les uns rien, les autres restent convaincus : sans épingle, le risque d'atrophie serait bien réel.
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