La ville de Kisangani s'est réveillée ce lundi 13 janvier sous une tension tendue .
Déjà le matin, une forte disposition sécuritaire a été observée aux alentours de l'hôtel Congo palace.
Les éléments de la police nationale congolaise ont cadrillé les entrées et sorties de l'hôtel ,et suite à une eventuelle menace des taximens Moto qui avaient promis, selon les sources policières de s'apprendre à l'hôtel en guise de représailles pour marquer leurs désapprobation quant au paiement de la plaque d'immatriculation, de vignette, de la carte rose et de permis de conduire fixé à 61 $ par la DGRPT.
La journée a été aussi caractérisée par la manifestation de colère des étudiants de l'Institut supérieur des techniques médicales ISTM qui, à leur tour, ont emboîté les pas de ceux de l'Unikis, IBTP et Ifa Yangambi pour protester contre la hausse des frais académiques. Ils ont alors bloqué quelques artères principales de la ville, menant à leurs institution en scandant des chansons de haine et d'hostilité.
Les éléments de la police étaient alors intervenus pour remettre de l'ordre.
Enfin, la journée a été caractérisée par une vive tension au marché central de Kisangani, où les vendeurs et vendeuses de ce centre de négoce se sont livrés à des jeux des projectiles pour protester contre la hausse de taxe d'etalage qui est passer de 300Fc à 500Fc.
Pour manifester leur refus de payer ce montant, ils ont fermé leurs marchandises refusant de vendre jusqu'à la réduction à la baisse de ce montant pour leurs permettre de bien vendre. Ils ont au mettre titre dénoncé la traccaserie dont ils sont victimes de la part des capitas et agents percepteurs qui les font payer au-delà du montant exigé.
En tout et pour tout, la ville de Kisangani a été caractérisée par une psychose donnant l'air d'une journée ville morte. Les activités commerciales, la circulation ont tourné au ralenti toute cette journée.
Pompon BEYOKOBANA depuis Kisangani
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