Kisangani : 4 millions $ investis, mais la réhabilitation du jardin zoologique critiquée

Photos d'illustration



Malgré une enveloppe colossale de 4 millions de dollars américains mobilisée par FRIVAO pour la réhabilitation du jardin zoologique et botanique de Kisangani, la qualité des travaux suscite déjà de vives critiques.

En visite d’inspection le 10 juillet dernier, le Président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo, Mateus Kanga Londimo, a exprimé de sérieuses réserves quant à la mise en œuvre technique et administrative du chantier. 

Accompagné de la ministre provinciale de l’Environnement, Mme Bijoux Koy, et du Directeur provincial de l’ICCN, M. Jenty Kisangani, le président de l’organe délibérant a parcouru les différents sites de réhabilitation : clôture périmétrique, bâtiments anciens, restaurant-bar, maison d'accueil. 

Si le démarrage effectif des travaux a été salué, le constat sur le terrain est loin d’être satisfaisant. Manque d’études préalables, absence d’étude d’impact environnemental, failles dans la coordination interinstitutionnelle… autant de points noirs relevés par le président de l’Assemblée provinciale, qui n’a pas mâché ses mots.

« Plusieurs préalables n’ont pas été respectés. Notamment, les études techniques nécessaires n’ont pas été approfondies, et cela se ressent déjà dans la qualité des ouvrages en cours », a-t-il dénoncé.

Pour le PAP Kanga, l’argent investi dans ce projet est hautement symbolique. Il rappelle que ces millions proviennent du plaidoyer des autorités, mais surtout qu’ils représentent « le fruit du sang versé pendant les conflits armés » qui ont touché la province. D’où son appel à une gestion rigoureuse et transparente.

Il déplore également le manque de synergie entre les instances provinciales et les structures nationales impliquées dans le projet. Un défaut de coordination qui, selon lui, met en péril la bonne gouvernance du site.

« Il est de notre devoir de garantir que ce bien public ne tombe pas entre des mains malveillantes. L’État doit faire respecter l’intérêt collectif», a-t-il ajouté. 

Bien que les autorités assurent que les travaux seront terminés dans un délai d’un an, la population, elle, reste en droit d’attendre des résultats à la hauteur de l’investissement consenti.

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