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Une alerte lancée par l’ambassade des États-Unis à Kinshasa vendredi dernier, mettant en garde contre de supposées attaques imminentes contre les églises catholiques et protestantes ce dimanche 16 février, s’est avérée sans fondement.
Pourtant, elle a semé l’inquiétude et alimenté un climat de peur dans la capitale, au moment où le pays traverse l’une des crises sécuritaires les plus graves de ces dernières années.
Pendant que les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, progressent sans véritable résistance, s’emparant de villes stratégiques comme Goma, Bukavu, et d'autres agglomérations ; l’attention a soudain été détournée vers une menace non avérée dans la capitale. Une stratégie classique : entretenir la confusion, fragmenter les inquiétudes et préparer le terrain psychologique à d’autres événements. À qui profite cette peur diffuse ?
Ce communiqué, venant d’une puissance étrangère influente, ne peut être anodin. Il installe un climat d’incertitude et d’appréhension, plongeant la population dans un sentiment d’insécurité permanent. Entre la crainte des attaques terroristes annoncées et la réalité de l’occupation rebelle à l’Est, les Congolais se retrouvent pris dans une spirale de terreur où la menace semble venir de partout et de nulle part à la fois.
Dans cette atmosphère pesante, le danger est double : la paralysie psychologique d’un peuple qui doute de sa propre sécurité et l’inaction des autorités face à une guerre qui s’intensifie. Pendant que l’on regarde vers Kinshasa, la RDC s’effrite ailleurs. La guerre n’est pas seulement sur le terrain, elle est aussi dans les esprits, dit-on. Ce dimanche les kinois se sont rendus en toute quiétude dans leurs lieux de culte, catholiques et protestants sans aucun obstacle.
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