Ce jeudi 19 Novembre 2020, les agents et cadres de la Banque Internationale pour l'Afrique sont dans la rue . Ils lancent un cris de détresse au président de la République Félix Tshisekedi suite au dossier de la BIAC qui demeure en souffrance depuis plusieurs années.
Cette marche débute en face du siège social de cette banque situé sur le boulevard du 30 juin jusqu'à la place des évolués où sera lu le mémo. Ce document reprendra les différentes préoccupations des agents et sera déposé à la présidence de la République avec sollicitation de l'audience auprès du garant de la nation, Félix Antoine Tshisekedi et de son épouse Dénise Nyakeru Tshisekedi.
Il convient de préciser que cette marche intervient quelques jours après une décision du conseil d'État s'opposant à la dissolution de la BIAC telle que l'a décidée la Banque centrale du Congo.
Rappelons que la chronologie de la crise de la banque a commencé en 2010 lorsque la banque n'était plus en mesure de faire face à ses engagements financiers. Selon le gouverneur de la Banque Centrale du Congo,Déogratias Mutombo, la première action pour apporter des corrections aux déficiences constatées était que la BCC avait décidé de mettre la BIAC sous surveillance rapprochée avec des injonctions précises. Cette tentative de résolution n'a pas résolu la crise et cependant en 2012, la BCC a placé la BIAC sous un plan de redressement axé sur plusieurs actions notamment la recapitalisation, l'amélioration de la gouvernance et celle de qualité du portefeuille crédit. Malheureusement, le plan de redressement n'a pas non plus permis de sortir la BIAC de la crise. En 2015 et 2016, La BCC a poursuivi des actions pour corriger les déficiences constatées mais cela n'a toujours pas marché.
Au regard de cette situation, le gouverneur de la BCC, Déogratias Mutombo en qualité d'autorité monétaire a rassuré les déposants, les travailleurs et autres créanciers que toutes les dispositions seront prises pour que personne ne perdent ses avoirs ou avantages se trouvant dans la BIAC.
Bénédicte Matondo.
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