RDC : Les femmes commerçantes des marchés de Kinshasa appelées à quitter l'informel

Les femmes de l'AFECO. Ph de tiers


Les femmes commerçantes ont exprimé leur mécontentement suite aux tracasseries dont elles sont victimes dans différents marchés de la ville de Kinshasa.

Réunies dans la grande salle de réunion de l’hôtel de ville de Kinshasa pour une journée de réflexion organisée par l’ONU-Femme, ces femmes ont souligné qu'elles sont victimes des taxes exorbitantes dans les marchés, des changements récurrents des étalages impliquant de nouvelles taxes, mais aussi les harcèlements sexuels dont elles font objets. Des contraintes qui, selon elles, affectent négativement le décollage de leurs entreprises.

Betty Mulanga, présidente de l’Association des femmes entrepreneurs du Congo (AFECO), a tout d’abord insisté sur le bien-fondé de cette journée de réflexion des femmes commerçantes, leur appelant à relever le défi sur leur autonomisation, les sensibilisant également à prendre en bras les lois favorables à l’entrepreneuriat féminin.

Elle a ensuite évoqué les cinq messages déjà véhiculés incitant les femmes commerçantes congolaises à quitter l’informel pour le formel, dénoncer le harcèlement sexuel dans le milieu entrepreneurial, l’abolition de l’autorisation maritale et ''aujourd’hui une femme mariée peut entreprendre ou travailler sans l’autorisation de son mari mais en accord avec celui-ci'', précise-t-elle.

Outre cela, elle a encouragé les femmes à se faire enregistrer dans le guichet unique où on oriente les femmes à se formaliser en ayant les documents de commerce, dont le RCCM et tous les autres y afférents afin de l’identifier pour d’autres avantages comme contracter un crédit bancaire. 

Les femmes commerçantes ont salué ces propositions et souhaitent la tenue d’une tournée dans toute la ville de Kinshasa.

 « Qu’on ne s’arrête pas à la femme entrepreneure mais qu’on aille à la base, dans des églises, écoles, universités, y compris dans la politique. Avec ONU femme nous comptons faire le tour pour sensibiliser la femme » a-t-elle conclu.

Enfin, Betty Mulanga a appelé ces commerçantes à devenir des sensibilisatrices dans leur milieu respectif, tout demandant aux femmes de se constituer en groupement d’intérêt économique pour l’obtention des documents dûment officiels.

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