C’est un acte qu’il qualifie de revanchard et illégal. L’ancien président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, Godé Mpoy, a vu sa résidence située sur l’Allée Verte, dans le quartier Jolie-Parc (commune de Ngaliema), être démolie. Une opération musclée que l’élu juge arbitraire, dénonçant une manœuvre orchestrée par certains responsables provinciaux en représailles à son combat contre les détournements de fonds publics.
Dans une déclaration diffusée ce vendredi sur ses réseaux sociaux, Godé Mpoy affirme que sa maison se trouvait sur une parcelle légalement cadastrée depuis 1960, au sein d’un lotissement établi avant l’indépendance. « C’est une propriété régulière. Pendant que des constructions anarchiques sont tolérées et même protégées, c’est ma résidence parfaitement en règle qui est ciblée », déplore-t-il.
L’ancien président de l’APK s’en remet directement au chef de l’État, Félix Tshisekedi, qu’il appelle à « affermir son autorité » face à ce qu’il qualifie de barbarie administrative. « Je demande au président de la République d’intervenir pour que cessent ces abus, pour obtenir réparation, et surtout pour garantir les droits de propriété des citoyens congolais », insiste-t-il.
Selon lui, aucune base légale n’a justifié cette démolition, ni arrêté du ministre de l’Urbanisme, ni décision du gouverneur de la ville. « C’est la première fois que je suis témoin d’un tel niveau de violence foncière sans fondement juridique », s’indigne-t-il.
Godé Mpoy alerte également sur les conséquences d’actes de ce genre, notamment à l’heure où la RDC cherche à renforcer ses partenariats stratégiques, notamment avec les États-Unis. « De telles pratiques ternissent gravement l’image du pays. Elles rappellent les dérives de la zaïrianisation, qui ont découragé les investisseurs et alimenté les rébellions par le passé », prévient-il.
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