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C’est une journée cauchemardesque pour les Kinois. Depuis les premières heures de ce mardi 11 novembre comme d'habitude, la circulation est totalement paralysée sur plusieurs grands axes de la capitale.
Du saut-de-mouton RTNC jusqu’au rond-point Mandela, sur l’ex-24 Novembre, les véhicules sont figés, moteurs éteints, tandis que certains passagers, désespérés, poursuivent leur chemin à pied.
La situation n’est guère meilleure sur le Boulevard du 30 Juin, aux Huileries, ou encore à Kintambo Magasin, où les embouteillages atteignent un niveau inédit. Du côté Kasa-Vubu, Bandalungwa, et même UPN, c’est le même scénario : klaxons, colère et résignation dominent le décor d’une ville ingouvernable.
Les conséquences sont immédiates : les prix du transport flambent. Un simple trajet ISC–Pascal, autrefois à 1 500 FC, se paie désormais jusqu’à 4 000 FC, tandis que les mototaxis n’hésitent plus à réclamer entre 10 000 et 15 000 FC, selon l'humeur du motard peu importe la distance.
Aucune issue n’est encore visible. Kinshasa suffoque dans un embouteillage sans fin, livrée à elle-même, sous le regard impuissant des agents de circulation dépassés par l’ampleur du chaos urbain.
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