Kinshasa: Fin de la réunion du FCC


Les cadres du Front Commun pour le Congo, FCC ont mi fin à leur réunion de crise présidée par Nehemie Mwilanya, le coordonnateur de la plateforme kabiliste.

Des sources proches, cette longue séance de travail a abordé plusieurs questions d'actualité notamment, l'interpellation du Vice premier ministre et ministre de la Justice, Célestin Tunda Ya Kasende sur ordre de la cour de cassation samedi, 27 juin dernier à Kinshasa pour avoir transmis un avis technique, au nom du gouvernement, concernant les trois propositions de lois des députés nationaux Aubin Minaku et Gary Sakata afin d'obtenir la réforme de l'appareil judiciaire du pays.

Au-delà de ça, le FCC a également scruté sa coalition avec le CACH du président Félix Tshisekedi avant de formuler des recommandations à l'autorité morale de la famille politique, l'ancien président Joseph Kabila Kabange.

"En attendant la ligne que dictera l’autorité morale, une réévaluation de la coalition s’impose , pensent les cadres...", pensent plusieurs cadres du FCC selon une source médiatique surplace.

Annoncée avec pompe dans la foulée de la relaxation de Célestin Tunda Ya Kasende par les ténors de la plateforme dont Emmanuel Ramazani Shadary ou Nehemie Mwilanya, la rencontre de ce dimanche aurait-elle était fragilisée par des fortes pressions exercées sur Joseph Kabila et Félix Tshisekedi ou par plusieurs dirigeants du monde entier qui préconisent la pérennisation de l'unité de la coalition, gage de la stabilité politique précaire dans le pays?Rien n'est moins sûr.

Partenaires depuis janvier de l'année dernière, Joseph Kabila et Félix Tshisekedi sont intimement liés à leur accord de la coalition à tout égard.

Le premier, fort de sa majorité parlementaire, détient une grande portion du pouvoir politique au pays mais ne pourra minimiser le second qui détient lui, l'effectivité du pouvoir exécutif et donc pourrait être tenté de balancer le navire d'un côté comme d'un autre selon les circonstances.

L'année dernière, le chef de l'État avait menacé de dissoudre le parlement en-cas de persistance de la crise tandis que la présidence de l'assemblée nationale, Jeannine Mabunda a, quant à elle, prévenu, dans des termes à peine voilés que le chef de l'État s'exposerait à l'infraction de haute trahison en-cas d'un passage en force.

José-Junior Owawa


Post Tags



leave a reply

For post a comment you need to login your account. Login Now

Comments