Illustration
Un incident violent a éclaté ce vendredi soir à Kinshasa, autour des tensions politiques qui secouent l'Assemblée nationale de la République Démocratique du Congo (RDC). Plusieurs députés nationaux, membres d'un groupe collectant des signatures pour une pétition demandant la destitution du bureau de l'Assemblée dirigée par Vital Kamerhe, ont affirmé avoir été la cible d'une tentative d'arrestation musclée et de saisie de documents.
Les événements se déroulent dans le quartier général des parlementaires contestataires, situé à l'hôtel Everest. Selon le récit du député national Crispin Mbindule, « un groupe d'hommes armés, dont certains en uniformes de police », a été dépêché sur place par le bureau de l'Assemblée nationale. Leur mission, interpeller les élus, saisir la pétition incriminée et fouiller leurs affaires « à la recherche d'argent et documents sensibles ».
Face à cette opération surprise, les députés concernés ont fait preuve d'une résistance déterminée.
« Grâce à notre détermination, nous avons réussi à récupérer l'ensemble des documents, et nos collègues se sont vaillamment battus pour protéger la pétition », a déclaré Mbindule. Il a également confirmé que certains parlementaires avaient été exclusivement appréhendés avant de parvenir à s'échapper après une altercation physique.
Malgré cette intimidation [ ndlr ], les signataires de la pétition restent inflexibles. Le député Mbindule a réaffirmé avec force leur engagement : « Nous réaffirmons avec force notre engagement à poursuivre la collecte de signatures pour la pétition visant à destituer le bureau de Vital Kamerhe. »
À l'heure où nous publions ces lignes, le bureau de l'Assemblée nationale n'a pas réagi pour commenter ces allégations. La nature exacte des forces intervenantes et leur légitimité à agir au nom de l'institution reste également à clarifier.
Powered by Froala Editor
leave a reply