Au lendemain de l'ouverture de la session ordinaire de septembre à l'Assemblée Provinciale du Maniema, le Coordonnateur provincial de la Nouvelle Société Civile ,Mukubwa Kastaime Mputu, s'est livré à election-net.com pour parler des attentes de cette structure citoyenne vis-à-vis de cette session budgétaire.
Pour ce qui concerne les attentes de cette structure qu'il dirige, il veut que la session de septembre soit, bien que budgétaire, celle qui consolide la stabilité des institutions provinciales.
"(…) Pour nous à la Nouvelle Société Civile, nous nous attendons à une seule chose, que les institutions de la province deviennent de plus en plus stable, c'est-à-dire, avec tout ce que nous connaissons comme soubresauts dans la province, nous avons besoin d'une réconciliation véritable entre les fils du Maniema pour permettre au Maniema de décoller. Aujourd'hui nous sommes dans une situation presque de non-État et les deux grandes institutions de la province, c'est-à-dire, la première qui est l'Assemblée provinciale et la seconde qui est le Gouvernement provincial, ne conjuguent pas de manière la plus correcte possible, or cela ne fait que bloquer l'avancement de la province, et la province a besoin de la paix. C'est pourquoi, nous allons demander aux Députés provinciaux, et au Gouvernement provincial de regarder dans la même Direction…", a-t-il dit.
En outre, il souhaite que le vote du projet d'édit budgétaire de la province qui devra être présenté par le Gouvernement provincial soit la préoccupation principale des élus provinciaux durant cette session ordinaire.
"Que cette session ne déroute pas de sa mission, la mission est exclusivement budgétaire, les autres points à l'ordre du jour, si on veut les greffer à cette session, je crois que ça peut encore une fois dégénérer, et nous ne voulons plus que l'Assemblée provinciale siège dans le sang. Ils ont fait verser le sang des fils et des filles du Maniema, et nous ne voulons plus que le sang soit versé, nous voulons la paix.
Quant au contrôle parlementaire qu'il reconnaît comme étant l'une des missions des élus du peuple, il souhaite qu'il soit "un contrôle sans complaisance, qui doit aider le Gouvernement provincial à déceler les failles, donner les recommandations, agir de la manière la plus ordonnée possible, sans haine, ni tribalisme ni népotisme".
S'agissant de l'appel de la speakerine de l'Assemblée provinciale à la Société Civile dans sa diversité à participer activement aux travaux budgétaires, il indique que sa structure est prête à apporter sa contribution.
"Nous ne sommes pas de va-t-en-guerre, nous sommes prêts à recevoir l'offre. Si la Présidente n'était pas dans un discours politicien, si elle n'était pas dans un discours démagogique, si on nous convient à participer, je crois que nous allons participer. Nous avions fait la première expérience avec l'Assemblée sortante, mais nous avons vu qu'il y avait un jeu de cache-cache, de petits enfants, nous leur avons proposé des choses directes qu'il n'ont pas récupéré. Si cette fois-ci, ils nous approchaient, ils nous invitaient vers eux, comme elle a dit, la Société Civile dans toute sa diversité, je crois que cette fois-là, on ne regardera pas le nez d'un ou la forme de la tête, et si on invitait tout le monde, avec l'idée de faire les choses de manière professionnelle, je crois que nous allons nous entraider entre nous, nous sommes les fils du Maniema, et nous devons travailler pour les biens du Maniema, nous ne pouvons qu'applaudir cette fois-ci un discours conciliant", a-t-il poursuivi, avant de demander que cette ouverture ne se limite pas seulement à la Société Civile, mais qu'elle s'étende aussi au Gouvernement provincial.
Kilikumbi Lusumbasumba Isaac depuis Kindu
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