La suspension préventive d'Élie Mputu Kalumba de ses fonctions de préfet des études de l'Institut Littéraire de Kele-Kele, suivie de son interpellation par les services de l'Agence nationale de renseignements (ANR), suscite de nombreuses réactions au Kasaï-Central. Entre décision administrative et contestation politique, cette affaire retient l’attention de l’opinion.
Dans une correspondance datée du 16 juillet 2026, le Sous-Proved de la Sous-Division provinciale de l'Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté Kananga 2, Alphonse Mukengeshayi Kabeya, annonce la suspension préventive d'Élie Mputu Kalumba. L'autorité éducative lui reproche un manquement aux devoirs de l'agent public, en raison de sa participation aux activités d'un regroupement politique.
La décision s'appuie sur la loi n°25/046 du 1er juillet 2025 modifiant et complétant la loi portant statut des agents de carrière des services publics de l'État. L'administration rappelle que les agents publics sont soumis à un devoir de neutralité dans l'exercice de leurs fonctions. Une procédure disciplinaire est prévue dans un délai de vingt jours ouvrables.
Le même jour, Élie Mputu Kalumba, également président fédéral de l'Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECIDé) au Kasaï-Central, a été interpellé par les services de l'ANR. Aucune communication officielle n'a, jusque-là, précisé les motifs de cette interpellation.
Son parti politique dénonce une mesure arbitraire. Selon Jean Christophe Kazadi, communicateur provincial de l'ECIDé, leur président fédéral participait aux préparatifs de la marche annoncée pour le 22 juillet par plusieurs formations de l'opposition. L'ECIDé estime que cette interpellation porte atteinte aux libertés politiques et réclame sa immédiate et sans condition.
En attendant une réaction officielle de l'ANR sur ce dossier, cette affaire continue d'alimenter les débats autour de la séparation entre les fonctions publiques et l'engagement politique des agents de l'État.
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