La province du Tanganyika a connu des atrocités suite au conflit interethnique qui a embrasé tous les 6 territoires de la dite province occasionnant ainsi de mouvement de population vers les centres urbains depuis 2013. Plusieurs familles ont quitté leurs villages respectifs, laissant derrière elles tous les biens de la maison.
A Kalemie, chef-lieu de la province du Tanganyika, on compte au total 26 camps de déplacés qui hébergent de milliers des personnes ayant fui des affrontements entre les communautés Twa et Bantous. Ces dernières vivent dans de conditions inhumaines, c’est le cas du camp Kalunga, à 4 Km du centre-ville, à l’ouest de Kalemie, dans la commune de la Lukuga. Ici au premier vu, des huttes en état de délabrement avancés, la plus part de famille passe la nuit à même le sol, accès difficile à l’eau potable, aux soins médicaux, des enfants exposés aux lourds travaux pour la survie de leurs familles.
L’utilisation des enfants comme vache laitière dans les ménages, est une violation grave du droit de l’enfant, dans son article 32, la convention relative aux droits de l’enfant parle de la protection de l’enfant contre tout travail pouvant nuire à sa santé, susceptible de compromettre son éducation. C’est ici l’occasion de rappeler aux autorités compétentes de pacifier leurs milieux d’origine afin de permettre leurs retours volontaires pour leur réintégration dans leur vie habituelle. Dans l’entre temps, une assistance en urgence est un atout majeur, car pour le mois de février seulement , une dizaine de cas de décès sont déjà enregistrés, en majorité les femmes et les enfant à cause de la famine, a confirmé Amato MULANGI, Président du camp de Kalunga.
ALAIN MANGOBO
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