Ituri : plus de cinquante écoles toujours fermées à Djugu

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Au total, cinquante-neuf écoles ne sont plus opérationnelles dans le territoire de Djugu depuis le mois de janvier 2023, à la suite de l’insécurité qui sévit dans plusieurs villages.

Selon radio Okapi, cette insécurité est provoquée par l’activisme des groupes armés. Une situation qui affecte plus de dix-huit mille élèves qui ne vont plus à l’école.

Ce qui les expose à beaucoup des risques dont l’enrôlement au sein des groupes armés, redoute le chef de la division provinciale de l’Enseignement primaire, secondaire et technique. Ce dernier plaide pour la restauration de l’autorité de l’Etat en vue de préserver l’avenir de ces milliers d’enfants.

À Roe, qui abrite un site de déplacés, plus de 13.500 enfants ne sont plus scolarisés. Sur l’axe Masumbuko, 11 écoles ont fermé leurs portes à la suite de l’insécurité. Ce qui ne permet plus à environ 3.300 élèves de suivre les cours. 

Dans la zone de Bule, quatre écoles ne sont plus opérationnelles. Une fermeture qui affecte près de mille deux cents élèves. 

Et dans la plaine du Lac Albert, 750 enfants ne vont pas à l’école à cause de la fermeture de trois écoles. 

Cité par cette radio onusienne, le chef de la division provinciale de l’EPST Ituri 1, Jean Jacques Masumbuko a souligné que cette insécurité affecte également le corps enseignant. Jean Jacques Masumbuko indique que certaines organisations non gouvernementales ont accepté de venir en aide à certains établissements scolaires notamment dans la construction des écoles de fortune, la prise en charge des enseignants et la distribution de kits scolaires.

Cependant, estime cette autorité scolaire, de nombreux défis restent à relever entre autres la construction ou la réhabilitation des infrastructures scolaires qui sont détruites par les groupes armés.

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