Ituri : ''jusqu'à 1.000 morts par jour, si Ebola frappe les camps de déplacés'', avertit Ève Bazaiba

Photo d'illustration



L'alerte est d'une gravité exceptionnelle. Face aux présidents Félix Tshisekedi et Cyril Ramaphosa, la ministre de l'environnement Eve Bazaiba a lancé, ce jeudi 2 juillet 2026, un avertissement sans précédent sur les conséquences catastrophiques de la propagation de la maladie à virus Ebola dans les sites de déplacés de la province de l'Ituri.

Selon le ministre, la guerre et l'épidémie alimentent un véritable « cercle vicieux ». Les violences armées ont contraint des millions de Congolais à fuir leurs foyers, rendant les populations déplacées particulièrement vulnérables aux maladies infectieuses.

Près de 60 % des victimes de la guerre d'agression sont aujourd'hui des déplacés internes, répartis principalement dans les provinces de l'Ituri, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, du Tanganyika, de la Tshopo et de la Tshuapa.

L'Ituri, aujourd'hui épicentre de l'épidémie, accueille à elle seule près de 1,15 million de personnes réparties dans 69 sites de déplacés. Une promiscuité qui fait craindre une propagation fulgurante du virus.

« Si Ebola atteint ces camps, jusqu'à 1.000 personnes pourraient être enterrées chaque jour », a averti Eve Bazaiba, décrivant une situation humanitaire d'une extrême gravité.

Cette mise en garde souligne l'urgence d'une riposte sanitaire renforcée, alors que la lutte contre l'épidémie se déroule dans un contexte d'insécurité durable, compliquant l'accès aux soins, aux campagnes de vaccination et aux interventions des équipes médicales. L'enjeu dépasse désormais la seule réponse sanitaire : il s'agit d'éviter une catastrophe humanitaire majeure au cœur de l'est de la RDC.

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