© DPA/ABACA - Des palestiniens prennent le contrôle d'un véhicule militaire israélien
Ce 7 octobre au matin, le Hamas a lancé une vaste offensive contre Israël avec des tirs de roquettes et des attaques au sol menées par des combattants qui ont réussi à s’infiltrer sur le territoire.
Depuis l’aube ce 7 octobre, Israël subit une attaque surprise du Hamas. Une opération baptisée "Déluge d'Al-Aqsa". Plusieurs milliers de roquettes ont été lancées depuis la bande de Gaza et des opérations au sol de combattants du Hamas sont en cours, comme l’explique BFMTV. Selon le premier bilan réalisé par le Magen David Adom, l'équivalent de la Croix-Rouge, publié sur X : plus de 70 personnes sont mortes et 900 sont blessées. Le Hamas revendique aussi de son côté 35 prisonniers.
"Nous avons décidé de mettre fin à tous les crimes de l'occupation (Israël)", a expliqué dans un communiqué la branche armée des Brigades Al-Aqsa. Plus tard dans la matinée, après qu'Israël a décrété "l'état de guerre", le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a déclaré dans un message vidéo : "Nous sommes en guerre, pas en opération, mais en guerre [...] Nous sommes en guerre et nous la gagnerons". Il a aussi expliqué que le Hamas "paiera un prix sans précédent" pour cette "attaque meurtrière surprise". Des journalistes présents sur place ont expliqué que neufs personnes sont mortes côté palestinien à Gaza depuis le début de l'attaque.
Le Hamas condamné par la communauté internationale
Emmanuel Macron a réagi sur X, en fin de matinée à cette attaque surprise du Hamas en Israël : "Je condamne fermement les attaques terroristes qui frappent actuellement Israël. J’exprime ma pleine solidarité avec les victimes, leurs familles et leurs proches." Le président français a également fait savoir qu'il s'était entretenu avec le président d'Israël Isaac Herzog et le Premier ministre, Benyamin Netanyahou. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a quant à lui déclaré, sur BFMTV, qu'il avait été "donné l'ordre aux préfets de protéger les lieux communautaires", notamment ceux liés aux personnes de confession juive. Il a précisé que la France ne faisait l'objet "d'aucune menace" pour le moment.
D'autres réactions internationales ont été publiées. Ainsi, l'Ukraine affirme via son ministre des Affaires étrangères, soutenir Israël et "condamne fermement les attaques terroristes en cours contre Israël". Josep Borrell, le vice-président de la Commission européenne a déclaré "condamner sans équivoque les attaques du Hamas" et écrit que "Les nouvelles de personnes civiles prises en otage chez elles ou à Gaza sont effroyables. Cela va à l’encontre du droit international. Les otages doivent être libérés immédiatement". "Solidarité avec les populations et localités ciblées" a exprimé de son côté l'ambassade française en Israël. Quant à la Russie, elle appelle "à la retenue" et se dit "en contact avec "les Israéliens, les Palestiniens et les Arabes".
Le président des États-Unis Joe Biden a mis en garde "tout acteur hostile à Israël qui chercherait à profiter de la situation" dans un communiqué publié par la Maison Blanche. Il a ajouté que son pays est prêt "à offrir toute l'assistance appropriée pour soutenir le gouvernement et le peuple d'Israël". L'ONU a, quant à elle, appelé à "éviter un élargissement de la conflagration" entre Israël et le Hamas.
Une opération de riposte appelée "Glaives de fer"
Cette attaque surprise du Hamas a brisé une trêve qui a duré cinq mois et survient 50 ans et un jour après la Guerre du Kippour de 1973 où Israël avait affronté une coalition armée menée par l’Égypte et la Syrie. Face à cette attaque surprise, Israël a lancé sa riposte par des frappes aériennes vers la bande de Gaza. Une opération appelée "Glaives de fer". Au moins 198 personnes sont mortes et Le Monde explique qu’une centaine d’habitants du nord-est de la bande de Gaza ont fui leurs habitations.
Avec actu.orange.fr
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