Isiro: Naissance de l'association des anciens kizitois


Les anciens élèves du prestigieux collège Kizito d'Isiro, capitale provinciale du Haut-Uele se sont réunis ce mercredi, 19 août dans l'enceinte de l'Institut pour réfléchir autour de l'avenir de cet établissement d'enseignement.

Après la séance d'ouverture solennelle de cette sorte d'états généraux, les membres de la nouvelle association, "Mutuelle des Anciens de Kizito", (MAKI) ont procédé à l'adoption, article par article des statuts de leur structure naissante élaborés par plusieurs membres disséminés à travers le monde.

"Ici nous nous retrouvons à l'Institut collègue Kizito, une école qui a été créée pendant la rébellion de 1965 par nos pères dominicains laïcs. En fait, nous avons voulu rendre hommage à ceux qui avaient créé cette école pour la relève intellectuelle du bassin de l'uele et aussi rendre hommage à ceux qui se sont engagés pour notre formation. Ici ont été formés dans des bonnes conditions, des médecins, des sénateurs, des avocats, des professeurs. Nous nous retrouvons ici parce que nous avons le devoir de mémoire de perpétuer les activités qui ont été initiées par nos fondateurs. Concrètement, nous nous sommes retrouvés dans cette école pour évaluer les activités qui ont été menées et adopter les statuts de notre association, les anciens kizitois qui est un outil important pour relever les défis qui sont devant nous", a déclaré Raphaël Marie Masoki Atambana, président de l'association interrogé par la presse à l'issue de cette séance.

Les membres de la MAKI à Isiro

"Nous estimons qu'il nous faut apporter notre pierre à l'édifice, faire en sorte que nous puissions aller de l'avant. Nous avons dressé des états de besoins pour que nous puissions réhabiliter des salles des classes, des bureaux administratifs et l'équiper des bureaux en chaises, en tables, en outils informatiques(…) de cette école qui a fait de nous ce que nous sommes aujourd'hui. Nous profitons de cette occasion pour lancer un appel à tous les anciens kizitois à travers le monde, nous leur demandons de faire preuve de solidarité, d'apporter leur contribution tant sur le plan matériel et autres pour la bonne marche de cette école. Nous en appelons aussi au pouvoir public, notamment l'autorité provinciale qu'elle puisse apporter sa contribution ainsi que nos élus qui se retrouvent à Kinshasa et ailleurs, les personnes de bonne volonté qu'elles n'hésitent pas un seul instant d'apporter leur contribution pour cette école", a-t-il lancé.

Pour Roger Gais, l'un des vétérans de Kizito, l'adoption de ces statuts est une bonne chose. "On est contents aujourd'hui car nous venons de poser un acte qui permettra à la MAKI aujourd'hui de poser des actes administratifs", a fait savoir ce professeur d'universités et recteurs de l'Université de l'Uele, la plus importante formation universitaire de la province du Haut-Uele.

Créée en 1965 par des pères dominicains, le collège Kizito d'Isiro avait comme objectif, de répondre à un besoin en formation de la jeunesse de la contrée dépourvue d'une telle institution à l'époque de la rébellion muleliste de Pierre Mulele qui ravageait toute la région contre les forces armées zaïroises de l'ancien Président, Joseph Désiré Mobutu.

Inspiré par un père catholique belge, le projet Kizito a été stoppé net après l'assassinat de ce dernier en 1964 avant la reprise du flambeau par des pères congolais, pour la plupart étudiants en Suis et en Italie mais qui ont du renoncer à leurs études et revenir au bercail pour poursuivre l'oeuvre.

Il faut rappeler que la plupart des dignitaires de la région ont étudié dans cet institut dont l'actuel Gouverneur du Haut-Uele, Christophe Baseane, le président de la commission électorale nationale Indépendante de la République Démocratique du Congo, Corneille Nangaa, l'ancien Vice-premier, Simon Gulupi et tant d'autres grands noms du bassin de l'uele dont la plupart des membres du Gouvernement Provincial.

José-Junior Owawa


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