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Le Parlement ougandais a voté mardi une loi prévoyant de lourdes peines pour les personnes entretenant des relations homosexuelles, des peines pouvant aller jusqu'à 10 ans de prison.
La loi doit être soumise au président Yoweri Kaguta Museveni, qui pourra soit la promulguer soit y opposer son véto.
Cependant, le président Museveni, au pouvoir depuis 1986, avait qualifié les homosexuels de "déviants". Ce qui pousse à croire que le président Yoweri Museveni pourrait promulguer cette loi.
Du côté des USA, les réactions n'ont pas tardé. Le secrétaire d'État américain Antony Blinken a appelé l'Ouganda à ne pas mettre en œuvre cette loi.
Même réaction du côté de l'ONU. Le chef des droits de l'homme de l'ONU a appelé, mercredi, le Président ougandais Yoweri Museveni à ne pas promulguer une loi prévoyant de lourdes peines contre les homosexuels.
« Cette loi, si elle entre en vigueur, aura de graves répercussions négatives sur la société dans son ensemble et érodera les progrès réalisés au fil des ans », a dénoncé dans un communiqué, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l' homme, Volker Turk.
L'Ouganda dispose d'une législation stricte anti-homosexualité un héritage des lois coloniales britanniques - mais depuis son indépendance du Royaume-Uni en 1962, il n'y a eu aucune poursuite pour des actes homosexuels consentis.
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