Faudrait-il continuer de parler de criminalité ou carrément déqualifier la situation de la ville de Lubumbashi en”terrorisme urbain “ ? Les actes abjectes commis par les nouveaux criminels abasourdissant. Ces personnes sans foi ni loi ni famille détruisent la cellule de base de la nation. Point d’humanisme pour ces bêtes aux visages d’hommes.
Le quartier Kasungami dans la commune annexe a assisté à l’un des spectacles abjects la nuit de samedi à dimanche. Des hommes se sont introduits par effraction dans une maison. Aux clapotements de fenêtres, le père courent et se cacher dans le plafond . Mais les malfrats dans leur plaisir sanguinaire ont tiré dans ce plafond tel dans un champ de guerre. Et le père de famille en ressort criblé de balles à la main.
Pour couronner leurs desseins sinistres, ils vont placer le blessé devant ses enfants lui intimant l’ordre, fusil sur la tempe de dire un dernier mot à sa progéniture ainsi qu’à sa femme avant de loger des balles et mettrez fin à ses vies. Il est minuit, les enfants gardent cette image de leur papa assassiné tel un hors la loi banni au milieu des siens.
Ces genres de forfaitures se répandent dans les quartiers périphériques de Lubumbashi dont la population est réputée démunie et qui doit casser la pierre pour vivre. Se sentant livrée à son sort, la population a manifesté en brûlant des pneus jusqu’à copieusement chahuter deux éléments de la police dont un a fini par perdre patience et ouvert le feu sur la foule. Une femme qui était dans sa parcelle a reçu une balle à la jambe. Et les manifestants se sont défoulés sur la maison d’un policier qui aussi été lynché jusqu’à perdre connaissance.
Une ville en panique
Les bandits imposent leur loi, celle de la terreur. Lubumbashi est terrorisée par ces visiteurs indésirables qui violent des mères collectivement devant les enfants ou qui exigent aux pères de familles d’abuser de leurs filles, de leurs propres filles.
Ces hommes qui n’ont égard ni à la religion se moquent même de la décence des bantous africains. Après leurs départs, à quoi ressembleront ces familles où tout ce qu’il y a des précieux a été ôtée. Ces personnes qui ne sont jamais arrêtées ou tels des terroristes augmentent leurs rangs au jour le jour sont-ils plus puissants que tous les forces de l’ordre,forces armées et services d’intelligence réunie?
Dans un meeting populaire le 06 Juillet dernier, Jacques Kyabula gouverneur du Haut-Katanga avait affirmé que ces bandits étaient financés par des politiciens aigris qui jurent par l’échec de l’exécutif en place. Une version qui soutient celle avancée auparavant par Antoine Gabriel Kyungu Wa Kumwanza.
Mais aucun nom n’est avancé comme bailleurs des fonds de cette entreprise obscure. Mais les deuils se multiplient et jamais de mémoire d’hommes, jamais pareille chose n’est arrivée. La célèbre phrase” on ne baissera pas les bras du gouverneur a disparu” sur la toile. La population se sent orpheline menacée sur son propre sol, terrifiée dans sa maison, et ainsi va la vie à Lubumbashi.
La Rédaction
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