Guerre du M23 : Jamal Hussein propose à Kinshasa ''le dernier recours''

Jamal Hussein, acteur Politique évoluant à Goma, ©G.Mohamed


L'acteur Politique Jamal Hussein était face à la presse locale et internationale dans la ville de Goma au Nord-Kivu ce samedi 16 août 2023. La question de la guerre du M23 soutenu par le pouvoir de Kigali a été aussi abordée par cet acteur Politique influent dans la partie Est du Pays.

Sidéré par l'occupation continue par ces terroristes du M23 des villages des territoires de Rutshuru, Masisi et Nyiragongo au Nord-Kivu, Jamal Hussein a demandé à Kinshasa de donner le go aux Forces Armées de la République Démocratique du Congo, (FARDC) pour qu'elles traquent sans relâche ces terroristes du M23, car estime-t-il, seule l'option de la force reste envisageable pour en finir avec ce mouvement terroriste qui endeuille nuit et jour les populations civiles dans les entités qu'il occupe.

''Face au danger que représente le M23, en réalité le Rwanda, il n'y a qu'une seule option, c'est l'option de la force, par ce qu'en face de nous, nous n'avons pas quelqu'un qui est adapté et/ou conçu pour comprendre le langage de la paix, même si on peut signer des accords , il y aura toujours dans ces accords des éléments considérés comme futurs déclencheurs du conflit, donc ici pour sa souveraineté, son avenir, et pour son respect, par ce que la RDC a besoin d'être restée par Tous les Etats de cette région, le M23 doit impérativement être vaincu militairement et aujourd'hui je peux vous assurer qu'une fois que le go sera donné, le M23 ne fera plus 7 jours, il sera vaincu militairement'', a-t-il déclaré

Et de poursuivre :

''Quand le go sera donné, et je souhaite que ça soit fait le plus tôt que possible pour que nous puissions voter Avec nos frères de Rutshuru, Masisi et Nyiragongo. Les vaincre militairement, reste une seule option. On peut négocier quoi, Rien. Il est question de la souveraineté de notre pays. Il faut qu'on cède quoi, même les 60 kilomètres qu'ils ont, on ne peut pas, c'est impossible. Les enfants de nos enfants se battront pour récupérer toutes ces Terres, eux (les Rwandais) savent qu'ils sont en Guerre, situation que les Congolais ne comprennent pas, c'est seulement nous qui pensons que c'est juste une rébellion, eux (les Rwandais) savent qu'ils sont en Guerre, et c'est une Guerre pour conquérir selon eux, des terres qui leur auraient appartenus, et qu'à cause de la conférence de Berlin, ils les avaient perdu, pour eux ça part jusque dans le territoire de Walikale, ça ne passera pas, voilà pourquoi j'ai toujours soutenu l'option militaire, quand je serai député je vais initier une loi pour qu'on mette un mur entre nous et le Rwanda'', a-t-il fait savoir.

L’option militaire, le dernier recours

Au mois d'avril dernier, Boniface Musavuli analyste politique, spécialiste des questions sécuritaires et des droits de l'homme de la région des Grands Lacs avait assuré que l’armée n’est pas en situation de reprendre le dessus : en tout cas pas dans les semaines et les mois à venir. Il avait rappelé tout de même que 99% du territoire congolais est aux mains du pouvoir de Kinshasa. Ce qui sous-tendrait que le pouvoir congolais ne se presse pas pour dialoguer avec le M23.  

Le M23 avait été défait militairement il y a dix ans par l’armée congolaise avec l’appui de la Brigade d’intervention de la Monusco. Le mouvement rebelle qui dit défendre les Tutsis congolais a repris les armes fin 2021. Il réclame  des négociations avec le gouvernement congolais.

Le ministre Patrick Muyaya avait averti au mois d'avril dernier en indiquant que : si le M23 refuse de souscrire au processus qui a été mis en œuvre par les chefs d’Etat de la région, il y aura évidemment les armes.

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