Grande Orientale : les leaders intellectuels en colère contre la gestion de la Tshopo

Photo d'illustration



Après trois mois d’enquêtes et de consultations, un collectif de leaders intellectuels de la Grande Province Orientale vient de dresser un rapport accablant sur la gestion actuelle de la province de la Tshopo, qu’ils qualifient de “sombre et inquiétante”.

Ces leaders, inquiets de la dérive administrative et sécuritaire, ont mené des investigations auprès de plusieurs couches sociales, tout en surveillant les débats citoyens sur les réseaux sociaux, afin de comprendre la cause du malaise grandissant dans la province.

Ce lundi 6 octobre 2025, ils ont déposé officiellement leur rapport au bureau de l’Assemblée provinciale de la Tshopo.

Prenant la parole au nom du groupe, Grison Kakumbi n’a pas mâché ses mots.

Il a dressé un tableau noir de la situation provinciale :

- insécurité urbaine persistante à Kisangani,

- menace des présumés ADF à Bafwasende,

- conflits coutumiers dans plusieurs territoires,

- et tensions intercommunautaires qui fragilisent la cohésion sociale.

 “Nous nous demandons ce que la province fait concrètement, au-delà des initiatives du gouvernement central”, a lancé Grison Kakumbi d’un ton ferme.

Face à ce constat jugé alarmant, les intellectuels appellent l’Assemblée provinciale à agir sans complaisance.

Ils exigent un contrôle parlementaire rigoureux du gouvernement provincial, notamment durant cette session de septembre, essentiellement consacrée au budget.

 “Avant de voter le budget 2026, le gouverneur doit rendre compte de la gestion de l’exercice en cours. Qu’a-t-on fait des recettes locales ?”, questionnent-ils.

Réceptionnant le rapport, Mateus Kanga, président de l’Assemblée provinciale, a salué la démarche citoyenne des intellectuels et promis que leurs préoccupations seront prises en considération.

Il les a également invités à participer activement aux plénières prévues durant cette session budgétaire, où plusieurs rapports des commissions pourraient répondre à leurs inquiétudes. 

En déposant ce rapport, les leaders de la Grande Orientale veulent rompre avec l’indifférence et pousser à une gouvernance transparente et responsable dans la Tshopo.

Mais leur message est clair : “Le temps des discours est terminé, place aux comptes et à l’action.”

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