Félix Tshisekedi
Le lourd bilan de la répression sanglante le mercredi 30 août dans la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, d'une marche pacifique exigeant le départ de la Mission onusienne en RDC, la MONUSCO, a été ressenti jusqu'au plus au sommet de l'État.
C'est dans ce contexte que le chef de l'État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a évoqué ce sujet qui domine le débat en RDC, dans sa communication à la 111ème réunion du conseil des ministres du gouvernement de ce vendredi 01 septembre.
Selon un journaliste correspondant du magazine Jeune Afrique à Kinshasa qui cite un proche du président de la République, ce dernier a promis de sanctionner sévèrement les auteurs de ce carnage.
"Félix Tshisekedi a promis ce vendredi en conseil des ministres des sanctions "sévères" contre les autorités impliquées dans la répression sanglante mercredi à Goma. Plus de 43 personnes tuées par des militaires", rapporte un correspondant de Jeune Afrique sur X, anciennement baptisé Twitter .
Et d'ajouter :
"Le Président est extrêmement fâché, indigné et ne comprend pas cette brutalité contre des civils", dit une source, écrit-il sans dévoiler cette source.
À l'en croire, "une forte délégation gouvernementale doit sauf changement, se rendre ce samedi dans la capitale du Nord-Kivu pour auditionner les autorités locales et d'autres intervenants pour comprendre ce qui s'est passé, faire rapport au Chef de l'État et prendre des décisions".
D'après toujours lui, le Vice-premier ministre, ministre de la Défense Nationale Jean-Pierre Bemba, celui de l'Intérieur Peter Kazadi et celui des Droits humains Albert Fabrice Puela devraient faire partie de la délégation.
Il a sied de noter que les appels à une enquête et à des sanctions indépendantes se multiplient en RDC depuis le mercredi à la suite de cette répression sanglante.
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