Chantal Faida Mulengabyuma, ph ENET © Prince Bagheni
Des femmes et hommes politiques de la ville de Goma au Nord-Kivu venus de différentes formations politiques ont été à la commission électorale nationale indépendante (CENI) ce vendredi 14 juillet 2023.
Chantal Faida Mulengabyuma connue comme activiste sociale dans la capitale du Nord-Kivu a aussi déposé sa candidature à la députation nationale. Au cours d'une interview accordée à Election-net.com, cette brave femme a révélé les trois raisons qui expliquent même sa candidature.
''... c'est pour trois raisons majeures, la Première ce que ma candidature est populaire, sollicitée par la population de Goma qui a besoin d'avoir un porte-parole de proximité... La deuxième ce que, cette candidature, est une candidature de justice, d'équité de genre, la ville de Goma n'a jamais élu une femme au niveau national, cette fois en 2023 la population est déterminée à donner les chances aux hommes et aux femmes, c'est ainsi que Chantal Faida Mulengabyuma est plébiscitée par les femmes de Goma pour aller les représenter au niveau national au regard de ses actions sociales en faveur des femmes, des enfants et des hommes dans la ville de Goma'', a-t-elle indiqué.
Elle a, en denier lieu, fait savoir que sa candidature est indispensable par ce que la ville de Goma reste une entité meurtrie, et a connu des conflits violents qui ont ravagé et endeuillé la population '''et depuis deux ans nous ne cessons de faire le carnet sécuritaire ville de Goma, c'est-à-dire que la question sécuritaire nous préoccupe au plus haut niveau et nous voulons l'amener au niveau national pour apporter des solutions durables, par ce que sa paix, il n'y a pas de développement, nous voulons qu'il y ait la paix à Goma et au Nord-Kivu en général... En faisant confiance en ma candidature, la population de Goma ne sera pas déçue'', a-t-elle chuté.
Ce chiffre des femmes députées nationales
Si depuis quelques années, la République démocratique du Congo s’est dotée d’un arsenal législatif tendant à promouvoir l’égalité des sexes, la mise en pratique de ces textes reste problématique.
Elles sont majoritaires dans le pays, mais elles sont sous-représentées. En RDC, les « femmes représentent 51 % de la population », selon les données de 2019 de l’Institut national de la statistique. Mais sur les 500 sièges de l’Assemblée nationale, seulement 13,2% sont occupés par des femmes.
Ces 66 femmes députées sont toutefois plus nombreuses aujourd’hui qu’au début de la législature lorsqu’on n’en comptait que 50, selon le classement de l’Union interparlementaire qui rangeait alors le pays à la 163e place.
Malgré l’invalidation du mandat Marie-Ange Mushobekwa et la nomination de la députée Mireille Masangu au gouvernement Sama Lukonde 2, la suppléance a beaucoup aidé les femmes députées à améliorer leur taux au sein de l’hémicycle. Même si ce dernier était déjà supérieur aux 8,9 % et aux 8,4 % des législatives précédentes. Au moment où nous écrivons ces lignes, 24 suppléantes sur 91 au total sont des femmes. Seulement 4 députées femmes titulaires ont été remplacées par des suppléants hommes.
Le siège de Mireille Masangu reste vacant jusqu’à la validation des pouvoirs de sa suppléante. Ce qui portera le nombre des femmes députées à 66.

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