Goma : très en colère, Fayulu appelle à des sanctions

Ph d'illustration


Les réactions fusent de partout après que plus de 30 personnes ont trouvé le mercredi 30 août à Goma la mort et plusieurs blessés dans une opération militaire destinée à empêcher une manifestation anti-MONUSCO en République démocratique du Congo (RDC).

Après Moïse Katumbi, c'est le tour de l'opposant congolais Martin Fayulu Madidi. Dans son tweet du jeudi 31 août 2023 consulté par election-net.com, ce dernier a avec la dernière énergie cette tuerie causée par les forces armées congolaise. 

« Nous condamnons le carnage à Goma des membres d’un groupe révolté contre l’insécurité, perpétré par nos éléments des FARDC sous le commandement du Gouverneur Militaire du Nord-Kivu », a-t-il d'abord lancé. 

Bien avant d'appeler à une enquête qui va conduire à des sanctions judiciaires, l'homme qui a dit non aux élections de décembre 2023, s'indigne de la façon dont les corps des victimes ont été traités par ces hommes en uniforme. 

« Les dépouilles des victimes ont été traitées avec le plus grand déni d’humanité. Personne n’a le droit d’ôter la vie à un concitoyen manifestant qu’importent ses croyances et son combat. Cette énième violation des droits humains doit faire l’objet d’une enquête sérieuse et les responsables punis ! », a-t-il martelé. 

D'après un document interne des Forces armées congolaises (FARDC) de ce jeudi 31 août, le bilan de l'opération de mercredi s'élève à « 48 morts » et « 75 blessés » côté manifestants, ainsi qu'un policier tué. 

Le document précise que « quelques armes blanches (ont été) saisies » et que 168 personnes ont été arrêtées « parmi (lesquelles) le gourou » Efraimu Bisimwa, de la secte « Foi naturelle judaïque et messianique vers les nations », organisateur de la manifestation.

Powered by Froala Editor




leave a reply

For post a comment you need to login your account. Login Now

Comments