Les enseignants de la synergie syndicale Synep, syeco et synecat, ont décidé de rester à la maison à partir de ce lundi 26 octobre 2020 à Goma, au Nord-Kivu, et ne pourront revenir à l'école que lorsque le gouverneur de la province prendra la signature fixant les frais de scolarité à l'école maternelle et secondaire.
C'est ce qui ressort d'une assemblée générale évaluative de ces syndicats précités tenue à Goma ce samedi 24 octobre 2020.
Parlant au nom de cette synergie syndicale, Patient Rafiki a souligné que la paie des enseignants nouvelle unité de l'école primaire, qui était attendue n'a jamais été faite. Tout a indiquant à second lieu que le gouverneur de la province n'a pas également signé l'arrêté fixant les frais de scolarité à l'école secondaire et maternelle.
''Tant que ces garanties ne seront pas là, aucun enseignant ne pourra se retrouver à l'école. Jusqu'à présent nous n'avons pas une suite favorable à toutes nos doléances, nous pensons que le gouverneur ne veut pas se pencher sur la question de l'enseignant'', a-t-il déclaré à la presse.
En outre, Patient Rafiki s'est adressé aux autres enseignants qui, malgré la grève, ils étaient en train de donner cours en leur disant qu'ils ne comprennent pas la réforme qu'il y a, où les parents sont exemptés de tout, pour ce qui concerne le payement des frais scolaires aux enfants.
''[…] nous appelons tous ces enseignants de revenir à la raison, ça fera déjà un mois qu'ils sont en train de prester, que chacun alors se pose la question sur combien il y aura à la fin de ce mois'', a-t-il indiqué.
Enfin, il a souligné que ce qu'ils demandent au gouverneur n'est pas une violation de la loi plutôt une demande légitime en faveur de tous ces enseignants qui sont nouvelles unités N.E, c'est-à-dire nos pris en charge par le gouvernement.
''La circulaire fixant les frais de scolarité, stipule que ces frais sont fixés par le gouverneur en tenant compte de tous les enseignants non payés par l'Etat. Et on ne sait pas pourquoi le gouverneur ne veut pas signer cet arrêté pour garantir la survie de nos camarades enseignants'', a-t-il conclu.
Prince Bagheni, à Goma
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