Formation de la brigade anti-rumeur à Goma. Ph de tiers
Dans le cadre du projet Tuchunguze (Vérifions en français) étant à sa deuxième phase, les organisations Kongo Mwinda (KM ASBL) ; Actions pour la Conservation de la Nature et le Développement Communautaire (ACNDC) et Initiative Congo Débout (ICD) ont organisé un atelier de formation en faveur des formateurs et membres de la brigade anti-désinformation communautaire, à Goma au Nord-Kivu.
Pendant trois jours, c'est-à-dire du mardi au jeudi 18 juin 2026, les participants ont, de façon globale, reçu des bases nécessaires sur la désinformation, et sont désormais à même de promouvoir une information fiable et peuvent contribuer efficacement à la lutte contre la désinformation dans la ville de Goma au Nord-Kivu.
Richard Miviri, un des formateurs à cette session de la ville volcanique, a souligné à la presse que les femmes, filles et garçons qui ont pris part à cette formation ont été outillé(e)s sur les techniques de vérification des faits dont la détection des contenus générés par l'intelligence artificielle à cette période où le pays fait face à la 17 ème épidémie de la maladie à virus Ebola (MVE).
''Nous avons eu à outiller les jeunes filles sur les techniques de vérification des faits, nous leur avons montré comment on peut vérifier une déclaration, une photo, une vidéo et aussi comment on peut détecter des contenus qui sont générés par l'intelligence artificielle. Il y a certaines notions qu'on a juste renforcé, par ce qu'elles étaient déjà connues par les participantes, il y a aussi de nouvelles notions qu'on a eu à leur donner'', a-t-il fait savoir.
Le combat contre la désinformation et sa place actuelle
Conscientes que les femmes leaders communautaires jouent un rôle clé dans la cohésion sociale, les organisations Kongo Mwinda ASBL, ACNDC et Initiative Congo Debout amplifient leurs actions pour avoir plus des formatrices et formateurs relais pouvant permettra de lutter contre les rumeurs, les discours de haine et la manipulation informationnelle dans la communauté.
Zaina Bwale, coordinatrice de Kongo Mwinda et formatrice, est revenu sur la pertinence de notions et les attentes qu'ont ces trois organisations envers la brigade déjà formée. Tout en précisant que ladite brigade est déjà outillée sur la vérification des informations et détection des images vraies et fausses, ce qui rendra ainsi efficace la lutte contre la désinformation cette période où le pays est frappé par l'épidémie de la maladie à virus Ebola (MVE).
''Aujourd'hui, nous voyons plusieurs contenus non vérifiés sur les réseaux sociaux et même dans la communauté : au marché, dans des hôpitaux, sur la route etc, il y a pleine d'informations qui circulent au tour d'Ebola, ces informations touchent de façon directe la population et créent même des maladies sur le plan mental, de fois on ne se rend pas compte'', a-t-elle déclaré, tout en demandant à ces jeunes formés de développer un esprit d'écoute, un esprit critique et de recherche de la vérité, et arriver à signaler tout faux message et toujours se fier aux sources officielles ou bouches autorités dans la vérification des faits.
Germaine Bahati, formatrice, a de son côté, indiqué que cette brigade des jeunes venus des différents quartiers de la ville, va beaucoup aider la communauté dans la lutte contre la propagation de fausses informations dans ce contexte d'Ebola et de la guerre, tout en rappelant que ''la bonne information peut aussi sauver des vies''.
''Ces jeunes constituent la brigade anti-rumeur au sein de notre communauté, ils ont déjà reçu l'essentiel pour aller travailler sur terrain, nous leur avons communiqué les bases pour contrer et prévenir les rumeurs au sein de la communauté. Désormais, ces jeunes constituent une barrière importante dans la lutte contre les rumeurs, par ce que les rumeurs causent plus dégâts surtout dans le contexte dans lequel nous travaillons.
Tous savons à quel point la bonne information est vitale et peut sauver de vies, nous espérons que cette brigade va être une bonne équipe et va aider la communauté à avoir la bonne information sur plusieurs questions dont l'épidémie d'Ebola'', a-t-elle chuté.
Impression des participants
Après ces trois jours de formation, les participants ont promis mettre en pratique toutes les connaissances acquises. Une jeune fille participante a indiqué à la presse que les fausses rumeurs sont plus relayées dans la communauté et ont un impact négatif sur le mental et mettent la vie des plusieurs personnes en danger, d'où le pourquoi de son engagement dans la brigade anti- désinformation pour devenir ambassadrice de la bonne information.
À noter qu'après la ville de Goma au Nord-Kivu, cette même formation va être organisée dans la ville de Bukavu, la semaine prochaine, toujours dans la même visée, celle de renforcer la résilience communautaire face à la désinformation sur la situation de la maladie à virus Ebola (MVE).
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