Corneille Nangaa, ph de tiers
La répression sanglante de la manifestation de la secte Wazalendo par les Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) le mercredi 30 août 2023 reste au centre de l'actualité au pays comme à l'extérieur.
Après l'arrestation de deux officiers militaires certains acteurs politiques congolais encouragent la commission interministérielle dépêchée à Goma de poursuivre les auditions pour arriver à mettre la main sur tous ceux-là qui sont auteurs de ce carnage, d'autres pointent du doigt le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi.
C'est le cas de Corneille Nangaa ancien président de la commission électorale nationale indépendante en RDC, devenu opposant. Dans son exilé forcé, Corneille Nangaa a de nouveau tiré sur Félix Tshisekedi indiquant qu'il est premier responsable de ce qui s'est passé à Goma le mercredi 30 août dernier.
Ci dessous l'intégralité de son analyse tirée sur son compte X (anciennement appelé Twitter)
RDC, carnage de Goma. N’inculpons pas les FARDC en tant que corps constitué. Les tueurs sont de la Garde Républicaine (GR). Le donneur d’ordre n’est autre que Félix Tshisekedi en personne (Art. 10 Ordonnance-loi n° 13-063 portant organisation et fonctionnement de la garde républicaine). Mr. Tshilombo et ses complices ont le sang des Congolais dans leurs mains, ils en répondront.
Une hécatombe qui étale plus de 100 morts innocentes ne peut rester impunie. Non. Pour nos familles, nous saisirons la Cour africaine des droits de l'homme et des peuples et la Cour Pénale Internationale pour crime de masse et crime contre l'humanité.
Entre-temps, le régime tente en vain d’étraper toute advertance par la perturbation d’internet et le brigandage de la résidence privée du Président Kabila. Distraction. Les simulacres d’enquête et de procès en échafaudage à Goma ne sont que des dissolvants. L'EST du Congo saigne abondamment. Eux ne sont affriolés que par ses richesses. Le silence coupable des leaders de l’Est (grand Kivu) est intriguant ! L’expectation de Tshisekedi sur la levée pourtant proverbiale de l’état de siège est un indice. L’objectif n’est plus la guerre, mais le chaos. Zigouiller, désapproprier, guérilla politique sur les opposants et cruautés. Attention, il n’y aura pas de second mandat.
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