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Alors que le gouvernement congolais adopte un budget rectificatif en urgence, une réalité brutale émerge : l’insécurité dans le Nord et Sud-Kivu a vidé les caisses de l’État.
Derrière les chiffres froids du nouveau projet de loi de finances se cache un drame économique. Le ministre du Budget, Aimé Boji, l’affirme sans détour : 926 milliards de francs congolais (FC), soit environ 404 millions de dollars américains manquent à l’appel, engloutis par la crise sécuritaire dans l’Est. Pire, les dépenses militaires ont explosé, dépassant 2% du PIB.
L’occupation d’une partie des Kivu par les rebelles du M23, soutenus selon Kinshasa par le Rwanda, a étranglé les recettes fiscales. Résultat ? Un budget 2025 revu à la baisse (–1,7%), fixé à 50 691,8 milliards FC (environ 17,2 milliards USD).
Pour compenser cette hémorragie, le gouvernement a opté pour un plan d’austérité radical :
- 30% de coupes dans les budgets des cabinets ministériels et institutions (406 milliards FC économisés).
- Fin des avantages : missions à l’étranger, véhicules de fonction (sauf pour la sécurité et la santé).
- Gel des salaires des hauts responsables publics.
La Commission Écofin de l’Assemblée nationale alerte : les recettes ont chuté de 2 317 milliards FC, malgré des mesures compensatoires. En cause :
1. La paralysie économique dans les zones occupées.
2. La hausse des dépenses militaires, détournant des fonds vitaux (santé, éducation).
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