Illustration
Le président Emmanuel Macron a annoncé ce 30 octobre la réouverture prochaine de l’aéroport de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo. L’aéroport est fermé depuis janvier, après la prise de la ville par les rebelles de l’AFC/M23, soutenus par Kigali. Mais cette annonce a aussitôt suscité des réactions.
L’AFC/M23 parle d’une initiative « inopportune », et Kigali estime que la question doit être discutée à Doha, pas à Paris. Alors, que faut-il comprendre de cette sortie du président français ? Et qu’est-ce qui est réellement faisable aujourd’hui pour reprendre les vols humanitaires ?
La question de l’aéroport de Goma est désormais un sujet très sensible. Elle sera au cœur des discussions dans les prochains jours, notamment à Doha, où les délégués de Kinshasa et de l’AFC/M23 poursuivent leurs échanges. De plus en plus, les diplomates s’accordent sur un point : la réouverture de l’aéroport ne se fera pas en quelques semaines, mais plutôt en plusieurs mois.
Plusieurs pistes envisagées
Pour l’instant, ce qui est envisagé, ce sont des mouvements aériens à caractère humanitaire, beaucoup plus légers : des vols d’hélicoptères, des avions de petite taille, voire des drones cargo à usage humanitaire. Dans les cercles diplomatiques, d’autres options circulent aussi : utiliser provisoirement la ville rwandaise voisine de Gisenyi, strictement pour les besoins humanitaires, ou encore l’aéroport de Bukavu, de l’autre côté du lac Kivu.
Mais aujourd’hui, la question est devenue plus politique que technique. L’AFC/M23 affirme qu’il n’y a plus d’urgence humanitaire dans les zones qu’elle contrôle. C’est là que la pression internationale entre en jeu, notamment celle des médiateurs américains et qatariens, comme l’a rappelé jeudi Emmanuel Macron.
Election-net.com et RFI
Powered by Froala Editor
leave a reply