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C'est le quiproquo attendu au sein de la centrale électorale les prochains jours sur un duel entre ces deux candidatures annoncées et les membres centraux du Bureau de Réception et Traitement des candidatures (BRTC) de la Commission Électorale Nationale Indépendante CENI.
Déjà la semaine dernière, les candidats annoncés aux présidentielles de 2023 ne font que s'amasser au siège de cette institution d'appui à la démocratie pour déposer leurs candidatures mais c'était sans compter sur la nouvelle loi électorale en dépit de son article 72 qui dispose que les candidats doivent posséder la nationalité congolaise et être âgés d'au moins trente ans. Outre cette disposition, le candidat doit jouir de ses droits civiques.
Moïse Katumbi, un innocent accusé, Augustin Matata Ponyo, la souplesse !
Une grande opinion reste fixée sur le dépôt reporté pour ce mercredi 4 octobre 2023 de la candidature de l'opposant Moïse Katumbi pour manque de deux pièces originales constituant ses dossiers notamment l'extrait de casier judiciaire et du certificat de nationalité, une annonce stipulant la multitude de questions tant soulevées par une certaine opinion remettant en cause la nationalité de l'opposant congolais, lui qui a été poussé en exil de 2014 à 2018 par son ancien camp politique dirigé par Joseph Kabila Kabange.
Moïse Katumbi dont les dossiers seront sans doute réceptionnés mais qui subiront un jugement particulier au niveau du BRTC lui qui n'a jamais postulé à ce poste depuis 2011 suite à une alliance politique et en 2018 suite à un exil forcé lui imposé par son ancien bras Joseph Kabila Kabange.
Augustin Matata Ponyo, ancien premier ministre est le premier candidat déclaré à avoir déposé officiellement sa candidature à la magistrature suprême au BRTC de la CENI lui, qui est éclaboussé par les faits judiciaires à la cour constitutionnelle dans l'affaire liée au projet du parc agro-industriel de Bukanga Lonzo dont la prochaine audience est prévue au mois d'octobre en cours.
Une affaire peu complexe pour l'homme à la cravate rouge mais qui risque d'être reconnu coupable dans ce que lui reproche le ministère public, on est encore loin. Mais si la cour estime ainsi avant la publication officielle des listes de candidats retenus à cette course, Augustin Matata Ponyo risquerait donc de voir son casier judiciaire être une contrainte pour la suite de la compétition.
Et si la CENI choisit ses candidats ?
Loin d'en faire une illusion d'autant plus que les prétentieux candidats présentent un engagement de la rupture avec le système Tshisekedi qui règne depuis 2018 et qui possède cinq ans d'avenir à l'issue des prochains scrutins de décembre 2023.
Un candidat se réclamant de la rupture, le docteur Denis Mukwege prix Nobel de la paix après sa conférence de ce lundi 02 octobre à la salle Fatima dont le terme est pris en étau par Constat Mutamba, un autre candidat accusant Mukwege de plagiat de son plan de campagne.
De sa part, Martin Fayulu ancien candidat malheureux aux scrutins de 2018 estime que Félix Tshisekedi a fait pire que Joseph Kabila, son prédécesseur lors d'une interview ce même lundi 02 octobre sur France24.
À ces jours, la CENI compte huit candidats déjà déclarés dont Augustin Matata Ponyo, Franck Diongo, Rex Kazadi, Martin Fayulu, Constat Mutamba, Adolphe Muzito et Denis Mukwege dont les candidatures de façade s'observent pour gonfler la liste mais la grande note attendue, c'est la liste définitive de candidats pouvant concourir à cette bataille qui mettra la CENI devant ses responsabilités dans la transparence de traitement.
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