img

Actualités

Le mouvement citoyen, Lutte pour le Changement, Lucha se dit préoccupé par le climat social et politique qui prévaut au pays en quelques semaines de la tenue des scrutins. Dans un communiqué publié ce jeudi dont une copie est parvenue à la rédaction d'Election-net.com, l'organisation déplore l'absence du consensus au sujet de certains préalables indispensables à la tenue des bonnes élections. Si dessous, l'intégralité du communiqué de presse...Déclaration de la LUCHA en rapport avec les « élections » du 23 décembre 2018

Déclaration n° LUCHA/2018019
Le 23 décembre 2018 approche. C’est la date donnée comme celle de la tenue des « élections » présidentielle, législatives et provinciales retardées depuis deux ans. Pourtant les conditions les plus élémentaires pour garantir le droit sacré des Congolais de choisir librement et paisiblement leurs dirigeants, condition sine qua non de la légitimité des institutions et de la stabilité du pays, sont toujours loin d’être réunies.
Avec une loi électorale sur mesure, la suppression continuelle des libertés publiques, la privatisation des biens, des fonctionnaires de l’Etat, et des médias publics par Kabila, son « dauphin » et leurs acolytes… Avec l’obstination à recourir à des « machines à voter » et au vote électronique illégal, et à utiliser un fichier électoral truffé de millions d’électeurs fictifs… Avec une CENI et un pouvoir judiciaire partisans, l’absence d’observateurs électoraux neutres, et une situation sécuritaire et humanitaire qui n’a fait que s’aggraver ces trois dernières années… Kabila croit pouvoir substituer sa volonté individuelle à celle de tout un peuple. Le 23 décembre ne serait pour lui qu’une formalité pour doter à son régime prédateur un semblant de légalité et de légitimité démocratique qu’il a perdues depuis longtemps. Mais il se trompe, tout comme ceux qui misent la capitulation de notre peuple !
Au moment où les partis politiques et leurs partisans se lancent officiellement dans ce qu’ils appellent « campagne électorale », la LUCHA déclare ce qui suit :
1 – La LUCHA maintient sa position pour une transition citoyenne, sans Kabila, conduite par une personnalité neutre issue de la société civile, qui aura pour mission de remettre le pays en ordre et d’organiser des élections véritablement libres, équitables et apaisées. En même temps, la LUCHA rejette catégoriquement toute nouvelle prolongation du pouvoir de Kabila au-delà de l’échéance de 2018, quels qu’en soient les prétextes ou la durée.
2 – La LUCHA rappelle son indépendance et son caractère non-partisan. Même en cas d’élections réellement démocratiques, la LUCHA ne soutiendrait pas quelque candidat, parti ou regroupement politique que ce soit. Néanmoins, être non-partisan ne signifie nullement être neutre. Ainsi, à la faveur de la période des « campagnes électorales », en vue de ne pas laisser l’espace public aux « médiocres » de tous bords, la LUCHA entend nommer, exposer et inciter les Congolais à demander des comptes aux « candidats » portant une responsabilité directe ou indirecte dans les massacres, les violences armées, les trafics d’armes, la répression, la corruption, les pillages, les détournements, les extorsions, le tribalisme, l’impunité, les abus de pouvoir ou des biens publics, et d’autres manquements graves envers le Congo ou ses citoyens. Il en est de même de ceux et celles ayant manqué notoirement aux devoirs de leurs charges publiques, à leurs promesses électorales, ou encore à l’honneur et à la probité.
3 – Quant au simulacre d’élections lui-même, la LUCHA ne prônera pas le boycott, bien au contraire ! La LUCHA encourage les Congolaises et les Congolais à se lever par millions pendant et après la journée du 23 décembre 2018, pour en finir une fois pour toutes avec Kabila, son régime, et tout ce qui y ressemble. C’est l’occasion rêvée de montrer à la face d’un monde indifférent, voire méprisant, qu’aucun subterfuge, aucune manœuvre, aucune terreur, aucune humiliation ne peut vaincre la volonté, la liberté et le désir de dignité d’un peuple. Dans les prétendus sites de vote comme dans les rues de nos villes et nos cités, nous serons ce peuple fier qui gagne toujours ; à tous les coups !
4 – La LUCHA appelle les responsables des confessions religieuses – y compris l’église catholique –, les rares acteurs politiques qui se soucient encore du Congo, la société civile, les intellectuels, et les vrais amis du Congo à soutenir et défendre plus que jamais le droit du Peuple Congolais à l’autodétermination.


Fait à Kinshasa, le 22 novembre 2018
Pour la LUCHA,

La Cellule de Communication.

About Author

leave a comment

Powered by Google TranslateTranslate