Lors d’une visioconférence jeudi 24 septembre dernier, sous la facilitation de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Kinshasa et Brazzaville ont décidé de renforcer
Les mécanismes de collaboration transfrontalière pour limiter la propagation, entre les deux pays, de la maladie à virus Ebola qui sévit, depuis juin, dans la province de l’Equateur en (RDC).
C'est pour la surveillance, la détection rapide des cas et les interventions multidisciplinaires immédiates en cas de la survenue de la maladie à virus Ebola dans les districts à haut risque partageant la frontière avec la province touchée de l’Equateur que Eteni Longondo avec son homologue Jacqueline Lydia Mikolo, ont pris cette décision.
Le ministre de la santé de la RDC, République Démocratique du Congo dit saluer cet engagement politique de haut niveau.
"Un engagement politique de haut niveau est une priorité absolue pour cette collaboration transfrontalière ; ce qui va nous permettre de mettre en place des mécanismes conjoints de prévention et de gestion des cas du virus Ebola, à travers notamment la surveillance, le partage des informations, la vaccination des contacts et la prise en charge des cas, tout en facilitant la mobilité des équipes d’intervention nationales et internationales entre nos deux pays"
Soulignant que, cette décision est avant tout ,un engagement de la part des chefs d’Etat de deux pays, qui ont évoqué cette question la semaine dernière à Kinshasa, lors de la visite du président Denis Sassou Nguesso, elle reconnaît par ailleurs qu'en dépit de la fermeture des frontières suites à la pandémie de la covid-19, les traversés clandestins continuent à s'opérer entre les deux pays.
D'où la nécessité d'un partage régulier des informations entre les équipes de riposte basées en Equateur (RDC) et celles des départements voisins du Congo-Brazzaville.
"Des investigations sur les alertes ont été faites ainsi que des efforts déployés pour retrouver des contacts [venus de la RDC] dans la Likouala, mais ces alertes ont été négatives », a dit la Ministre de la Santé de la République du Congo.
Assurant la médiation entre les deux pays, l'OMS a salué cette démarche conjointe entrepris entre la RDC et le Congo Brazzaville.
"Il est désormais important que les mécanismes de coordination de la préparation à la maladie à virus Ebola soient activés et que les capacités opérationnelles soient également renforcées, en utilisant les ressources disponibles,y compris en tirant parti des ressources débloquées au titre de la lutte contre la COVID-19. Cela nécessite par ailleurs une collaboration transfrontalière accrue en matière de surveillance d’Ebola, conformément au Règlement sanitaire international (2005) et de la prévention d’une importation éventuelle de cette maladie dans les pays voisins , a souligné la Dre Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique.
Après échange, les deux parties se sont accordées un délai de quatorze jours pour élaborer un protocole de collaboration sanitaire entre les deux pays, avec la facilitation de l’OMS.
Joël Mesa Nzuzi
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