Dimanche 24 mai 2026, le consortium d'organisations Kongo Mwinda (KM ASBL), initiative Congo Débout (ICD) et Action pour la conservation de la Nature et Développement communautaire (ACNDC) ont procédé à Goma au Nord-Kivu au lancement officiel de la deuxième phase du projet Tuchunguze II, (Vérifions en français), une initiative féministe et communautaire motivée par la volonté de protéger les communautés contre la désinformation en période de crise sécuritaire-Sanitaire et de renforcer la prévention face aux urgences sanitaires, notamment la maladie à virus Ebola (MVE).
Selon ce consortium, cette nouvelle phase du projet s’inscrit dans la continuité de Tuchunguze I, mais avec un accent particulier sur la prévention communautaire de la maladie à virus Ebola, à travers quatre axes d’action, notamment : la distribution des kits d’hygiène sanitaire pour renforcer la prévention et la sécurité dans les espaces publics ; mise en place d'un système d’alertes communautaires pour signaler rapidement les cas suspects et les rumeurs ; mise en place d'une brigade anti rumeurs pour mobiliser et sensibiliser les communautés sur les mesures barrières ; et enfin la communication digitale et communautaire pour diffuser les bonnes pratiques et valoriser les voix féminines.
Dans le contexte d’Ebola, Tuchunguze II met l’accent sur les mesures barrières communautaires, notamment : utiliser le kit de dignité sanitaire pour renforcer la prévention ; Se saluer sans contact (avec le coude ou un signe de tête) ; le lavage des mains au savon dans les lieux publics; Éviter les contacts physiques pouvant transmettre la sueur ou les liquides corporels.
En outre, pour ces organisations féministes, le contexte d’Ebola ne fait en rien omission de la situation sécuritaire qui reste précaire, d’où leurs insistances sur la verification des faits en cette période de crise sécuritaire et sanitaire
Ce consortium a indiqué que ''Tuchunguze II'' reste un symbole de solidarité féminine et de résilience communautaire, tout en indiquant qu'il se déroule dans les provinces du Nord et Sud-Kivu.
''Ensemble, nous continuerons à protéger nos communautés, à combattre les rumeurs et à promouvoir une information fiable pour sauver des vies'', rappelle ce consortium.
Rappelons que lors de la première phase du projet Tuchunguze, au total 141 participantes (59 jeunes filles, 41 jeunes femmes, 38 femmes au foyer, 3 influenceuses) ont été formées via WhatsApp, un outil plus accessible que les plateformes classiques dans ce contexte, sur la désinformation en période de guerre. Ici, l'accent avait été mis sur la pratique pour les jeunes et sur l'orientation vers des médias crédibles pour les femmes au foyer.

Une campagne digitale a été faite durant cette période de projet (première phase), et dans ce cadre, il y a eu création et diffusion de 24 visuels et 3 vidéos éducatives, au-delà des prévisions initiales. Cette campagne était faite sur Facebook, Instagram, LinkedIn et via des influenceuses sur TikTok et a généré près de 30.000 interactions et vues globales.
Enfin, un engagement médiatique a été constaté : durant cette phase, le consortium a pris part à des émissions radio/TV et production d'un podcast avec une psychologue pour alerter sur les impacts de la désinformation sur la santé mentale.
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