Ebola à Kisangani : trois décès parmi les quatre cas confirmés

Photo d'illustration



La situation épidémiologique liée à la maladie à virus Ebola continue de se détériorer dans la province de la Tshopo. Sur les quatre cas confirmés enregistrés à ce jour, trois personnes ont déjà succombé à la maladie, illustrant la gravité de cette épidémie.

Le dernier décès est survenu ce dimanche 12 juillet 2026 au Centre de traitement Ebola (CTE), installé dans l'enceinte de l'Hôpital du Cinquantenaire de Kisangani. Le patient, hospitalisé depuis plusieurs jours après avoir été testé positif, n'a pas survécu malgré sa prise en charge médicale.

Les données de la riposte montrent que trois zones de santé sont désormais touchées : Makiso-Kisangani, qui compte deux cas confirmés, ainsi que Lubunga et Mangobo, avec un cas chacun. Cette progression témoigne de la circulation du virus dans plusieurs secteurs de la ville et renforce les inquiétudes des autorités sanitaires.

En parallèle, 40 cas suspects sont en cours d'enquête et 129 personnes contacts font l'objet d'un suivi quotidien par les équipes de surveillance épidémiologique. Chaque contact est observé afin de détecter rapidement l'apparition de symptômes et de rompre les chaînes de transmission.

Pour les spécialistes de santé publique, ces indicateurs placent désormais la province de la Tshopo dans une situation à haut risque. Carrefour stratégique entre plusieurs provinces, Kisangani est traversée chaque jour par d'importants flux de voyageurs, ce qui augmente le risque de propagation du virus si les mesures de prévention ne sont pas strictement respectées.

Sur le terrain, médecins, infirmiers, épidémiologistes, agents communautaires et volontaires de la Croix-Rouge poursuivent les activités de recherche des contacts, de sensibilisation des populations, de détection des sites à risque et de prise en charge des malades.

Les autorités sanitaires appellent la population à rester vigilante et à collaborer avec les équipes de riposte. Elles rappellent que toute personne présentant une forte fièvre, des vomissements, une diarrhée ou des symptômes inhabituels doit être signalée ou conduite immédiatement dans une structure de santé.

Avec trois décès sur quatre cas confirmés, 40 cas suspects et 129 contacts actifs, la Tshopo entre dans une phase particulièrement sensible de la riposte. La rapidité de la détection des nouveaux cas, le suivi rigoureux des contacts et l'adhésion des communautés aux mesures de prévention seront déterminants pour éviter une propagation plus importante de la maladie.


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