Drame à Goma : ce que la LUCHA a dit à la délégation interministérielle

Un convoi de Jean-Pierre Bemba caillassé à Goma


À la suite du carnage des civils à Goma par les FARDC le 30 août 2023, la LUCHA a été invitée par la délégation gouvernementale pour mener des investigations et des auditions avec toutes les parties à Goma (responsables militaires, les politiques, société civile, les familles, etc.).

Au total, 6 militants ont été désignés pour représenter ce mouvement, il s’agit de : Espoir MUYISA, John Anibal, Grâce Kabera, Parfait Muhani, Moise Hangi et Linda Bisimwa.

À 18h, ceux-ci étaient déjà au gouvernorat où l’entretien s’est tenu entre la LUCHA et la délégation gouvernementale représentée par le VPM de l’intérieur, VPM de la défense, le vice- ministre à la justice, le ministre des Droits humains et le représentant de renseignement au niveau national.

''Nous avons été reçus autour de 22h et notre entretien a pris fin vers minuit'', indique ce mouvement pro-democratie.

Au cours de leur entretien plusieurs points, ont été abordés, notamment :

- L’inefficacité de l’Etat de siège,

- La suspension et l’interpellation des autorités provinciales impliqués dans ce carnage des civils,

- La justice et réparation pour les familles de victimes du carnage des adeptes de la secte Wazalendo

-La libération des civils qui sont arrêtés injustement à Munzenze,

- Le retrait des forces étrangères de l’EAC et le plan de retrait de la Monusco,

- La réforme de notre système de défense et la prise en charges appropriées de nos éléments en uniformes.

Au terme de leurs interventions le vice-ministre de la justice et le ministre des Droits humains nous ont donné leur parole concernant leur ferme volonté à pouvoir s’investir à fond dans le gros de ce dossier afin d’en faire le point.

À la suite de plusieurs recommandations exprimées par ce mouvement, la délégation a promis la libération de l’activiste Josué Kabanza arrêté le vendredi le 1 septembre 2023 à l’ISC pour des faits bénins liés à la participation à une conférence de presse. La LUCHA indique aussi que la délégation gouvernementale et le vice-ministre de la justice vont s’investir dans la libération du militant MWAMISYO NDUNGO KING Condamné ''injustement'' pour avoir critiqué l’Etat de siège ; de sanctionner sévèrement toutes les personnes impliquées dans ce carnage des civils.

Powered by Froala Editor


Post Tags



leave a reply

For post a comment you need to login your account. Login Now

Comments